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Quel bilan en Afghanistan ?

Il y a 12 ans, Al Qaïda frappait les Etats-Unis et tuait plus de 3.000 personnes à New York et Washington. Quelques semaines plus tard, une intervention en Afghanistan était décidée pour renverser le régime des talibans.

L'armée allemande est toujours présente sur le terrain

L'armée allemande est toujours présente sur le terrain

Il y a 12 ans, Al Qaïda frappait l'Amérique en plein cœur et tuait plus de 3.000 personnes dans les attentats du 11 septembre 2001. Quelques semaines plus tard, une intervention en Afghanistan était décidée pour renverser le régime des talibans. Ces extrémistes religieux accueillaient Oussama Ben Laden et une partie des responsables de l'organisation terroriste. L'an prochain, l'essentiel des troupes étrangères vont se retirer. L'Allemagne, qui compte encore 4.500 hommes, déployés en grande partie dans le Nord du pays, a perdu 52 soldats depuis 2001.

Quel bilan tirer de ces 12 ans d'intervention ?

Selon la Constitution afghane, le président Hamid Karzaï n'a pas le droit de briguer un troisième mandat

Selon la Constitution afghane, le président Hamid Karzaï n'a pas le droit de briguer un troisième mandat

En 2001, le régime taliban avait été balayé en quelques jours. Depuis, les insurgés ont repris position dans le pays et mènent une guérilla intense contre les 100.000 militaires étrangers encore présents mais surtout contre les 350.000 soldats et policiers afghans. La corruption gangrène l'Afghanistan qui reste l'un des pays les plus pauvres au monde. Mais des progrès ont été faits estime Arif Sahar, conseiller au sein du ministère de l'économie.

« Si on se souvient de 2001, il n'y avait plus de gouvernement. C'était très difficile de trouver une seule institution nationale qui fonctionnait. Alors qu'aujourd'hui, nous avons un gouvernement central, nous avons des institutions qui marchent dans le domaine de la santé ou de l'éducation... Certes ce n'est pas suffisant. Il y a encore beaucoup de travail à faire en Afghanistan pour sauvegarder cette relative stabilité et pour l'améliorer. »

Un scrutin aux enjeux décisifs

2014 sera une année décisive. C'est le point de vue de Nicholas Haymson, n°2 de la mission des Nations-Unies en Afghanistan. En avril prochain, le pays devra en effet élire un successeur au président afghan, Hamid Karzaï.

« Il y aura des points qui seront aussi compliqués que lors de la précédente élection en 2009, » estime Nicholas Haymson. « D'autres certainement plus difficiles qu'à l'époque. Je pense bien sûr à la situation sécuritaire dans le pays. Ceci dit, nous allons tout faire pour que cette élection se passe dans de meilleures conditions. Nous espérons que les afghans iront voter pour que la participation soit forte et qu'il y ait moins de fraude. »

Des violences ont encore régulièrement lieu dans le pays

Des violences ont encore régulièrement lieu dans le pays

Seule une élection fiable assurera une relative sécurité dans le pays. Et pour Arif Sahar, si les conditions s'améliorent, cela aura des répercussions économiques :

« Il existe un lien très fort entre la sécurité et l'économie en Afghanistan. La sécurité offre un espace pour une croissance économique. Dans le même temps, les gens qui ont un travail, de l'argent, un accès à l'éducation ou à la santé, ils ne vont pas se retourner contre le gouvernement. Et donc ça participe à l'amélioration de la situation sécuritaire. »

Les insurgés talibans ont annoncé que les élections étaient, selon eux, une perte de temps. Des négociations avec les autorités de Kaboul semble être la seule solution pour éviter le retour de la guerre civile.

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