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Afrique

Quel avenir pour l'AGOA?

Que va devenir l'African Growth and Opportunity Act sous Donald Trump? Lancé en 2000 par les États-Unis, il permet à une quarantaine de pays africains d'exporter des biens en bénéficiant d'exemptions de taxes.

Kenia USA Hillary Clinton in Nairobi Videobotschaft von Obama (AP)

Barack Obama avait enregistré un message vidéo lors du sommet de l'AGOA à Nairobi en 2009.

L'AGOA est considéré comme un des piliers des relations économiques entre les États-Unis et l'Afrique sub-saharienne, d'après l'Institut pour le commerce et le développement durable, basé en Suisse. Cet accord permet un accès facilité au marché américain pour plus de 6000 produits venus du continent africain. Ces dernières années les biens se sont diversifiés - l'AGOA favorisant par exemple l'essor de l'industrie textile en Éthiopie et au Kenya.

Afrika Textilindustrie Ghana (picture-alliance/dpa)

L'industrie textile est favorisée par l'AGOA.

Mais les produits pétroliers dominent les exportations. Ainsi, ce sont surtout le Nigeria, l'Angola, le Tchad, le Congo ou l'Afrique du Sud qui ont profité de ce dispositif, selon l'ICTSD. De plus, les échanges entre les deux continents restent limités et ont même considérablement baissé ces dernières années.

D'après le site internet de l'African Growth and Opportunity Act, les échanges sont passés de 66 milliards de dollars en 2012 à seulement 36 milliards de dollars l'an dernier, car Washington a moins besoin de pétrole. Ce volume ne pèse pas grand chose face aux échanges entre l'Afrique et la Chine!

Remise en cause de l'OMC

L'an dernier, sous l'impulsion du président Barack Obama, l'AGOA a été prolongé jusqu'en 2025. Le représentant américain au commerce affirmait à l'époque que ce renouvellement apportait "aux producteurs africains, aux acheteurs américains et aux investisseurs l'assurance de stabilité dont ils ont besoin". Pas sûr que cet accord économique soit la tasse de thé du successeur d'Obama. Donald Trump s'est en effet engagé à remettre en cause les accords internationaux, voire à sortir de l'Organisation mondiale du commerce, l'OMC.

Les États-Unis sont aussi engagés dans d'autres projets: Yali, en faveur des jeunes entrepreneurs africains; Power Africa, qui a pour ambition de fournir 30 000 mégawatts de capacité électrique au continent. Ou encore le Millenium Challenge Corporation, un fonds de développement axé sur la bonne gouvernance et l'accès à l'éducation.

 L'an prochain, le Togo accueillera le 16ème forum de l'African Growth and Opportunity Act.

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