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Vu d'Allemagne

Quel avenir pour la Grèce et l'euro?

La Chancelière allemande et son ministre des Finances considèrent qu'une sortie de la Grèce de la zone euro en cas d'une victoire de la gauche radicale le 25 janvier serait gérable pour l'union monétaire.

C'est ce que rapporte l'hebdomadaire "Der Spiegel". Berlin n'a ni démenti, ni confirmé; un porte parole a seulement déclaré que le gouvernement fédéral partait du principe que la Grèce continuera de tenir ses engagements.

L'avenir de la Grèce domine la Une de tous les journaux allemands ce lundi. Le 25 janvier prochain, les électeurs sont appelés à se rendre aux urnes pour des élections législatives anticipées. En tête dans les intentions de vote : le parti de la gauche radicale Syriza dont le dirigeant, Alexis Tsipras a promis qu'en cas de victoire, la politique d'austérité menée jusqu'ici serait reléguée aux calendes grecques ! Et alors que la Grèce est très lourdement endettée, sa sortie éventuelle de la zone euro ne semble plus un sujet tabou à Berlin.

Griechische Euromünze

Un euro grec


Pour la taz, la tageszeitung, il s'agit là d'une menace de Berlin à l'adresse des électeurs grecs : si vous votez pour la gauche, alors vous perdrez votre argent. Pour le journal c'est une ingérence inacceptable de la part de l'Allemagne dans la politique intérieure grecque.

Alexis Tsipras

Alexis Tsipras, leader de la gauche radicale grecque

"Quand le gouvernement allemand spécule pour la première fois sur une sortie de la Grèce de la zone euro, il joue avec le feu! " estime pour sa part le quotidien Stuttgarter Zeitung, avant de poursuivre: " d‘un autre côté, quand pourrait-il le faire, sinon maintenant ? C‘est avant les élections et non après que l‘on doit clairement expliquer aux Grecs que même si Alexis Tsipras leur promet du lait et du miel, la conséquence de sa politique serait de l'eau et du pain sec…"

La chancelière et les contribuables allemands

D'autres journaux évoquent les inquiétudes de certains politiciens et d'une partie de la population en Allemagne quant à leur contribution financière pour soutenir la Grèce.

Deutschland - Außenminister von Griechenland

Le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos(à g.) avec le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble

Le quotidien Die Welt rappelle que "80% de la dette globale de la Grèce, -soit plus de 260 milliards d'euros- sont supportés avant tout par les autres pays de la zone euro et, pour une large part, par l'Allemagne. En cas de sortie de la Grèce, une partie de cet argent serait perdue. Angela Merkel devrait alors expliquer cela aux contribuables allemands. Tsipras et Co. le savent pertinemment et c'est leur atout", estime le journal.

"Que la Grèce sorte de la zone euro ou non, la situation ne changera pas, ni pour les créanciers ni pour les Grecs " estime de son côté la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Les dettes resteront et il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles puissent un jour être remboursées. Et si le pays sort de la zone euro, alors un remboursement sera encore plus improbable", conclut le journal.

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