1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

Que retenir des législatives allemandes ?

Séisme politique en Allemagne : avec plus de 12% des suffrages et une centaine de députés à la clé, le parti populiste "Alternative pour l'Allemagne" (AfD) fait une entrée fracassante au Bundestag.

"Chers amis, c'est un grand jour dans l'histoire de notre parti. Nous l'avons fait ! Nous faisons notre entrée dans le parlement allemand et nous allons changer ce pays." 

Alexander Gauland, tête de liste avec Alice Weidel du parti de l'AfD, célèbre son triomphe dans un local berlinois. Le parti populiste qui tolère dans ses rangs des personnalités clairement positionnées à l'extrême-droite est devenu la troisième force politique du pays.

Un résultat comme un coup de semonce pour le paysage politique allemand et qui a fait descendre dans la rue un millier de personnes à proximité de la fête de l'AfD. Des manifestants venus scander leur colère aux cris de « le racisme n'est pas une alternative ».

Claque pour le SPD

Ambiance beaucoup plus calme à quelques kilomètres de là, au siège des sociaux-démocrates. Les visages sont fermés : un peu plus de 20% des voix soit le plus mauvais score du SPD depuis 1949. Une vingtaine de minutes après l'annonce des résultats, Martin Schulz tente de se montrer combatif et fait une déclaration forte : "Je le dis devant vous en toute honnêteté : ma candidature avait pour but de mettre un terme à ce gouvernement et devenir chancelier. C'est pour cela que j'ai refusé de devenir ministre de ce gouvernement. J'ai donc dit avec détermination au comité directeur du parti qu'il nous faut aller dans l'opposition !"

Martin Schulz se positionne ainsi en premier parti d'opposition et d'éviter ainsi de laisser cette place à l'AfD. Le SPD n'a plus le choix, il doit se reconstruire. Avec Martin Schulz à sa tête qui a affirmé son souhait de garder la présidence du parti.

Deutschland Bundestagswahl- Proteste gegen AfD in Frankfurt (picture-alliance/dpa/A. Arnold)

Manifestation anti-AfD à Francfort

Gifle pour la CDU

Quant à Angela Merkel, elle restera comme attendu bien chancelière. Mais avec un score décevant,  33% des voix : "Nous restons le premier parti en Allemagne. Et notre mission est claire : former un gouvernement, personne d'autre n'est en mesure de le faire."

Un gouvernement qui s'annonce inédit. Seul scénario désormais possible avec la fin de la grande coalition : une alliance entre la CDU/CSU, les verts et les libéraux du FDP.

 

 

 

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !