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Afrique

Que cache la volonté du Togo de rejoindre le Commonwealth ?

Le Togo a déposé une demande officielle pour rejoindre le Commonwealth. Cette organisation intergouvernementale est traditionnellement composée de pays anglophones alors que le Togo est un pays francophone.

Écouter l'audio 01:48

"Le Togo a d'autres priorités beaucoup plus importantes que ça" (Ayayi Togoata Apédo-Amah)

Depuis 2014, le Togo a manifesté son désir d'adhérer au Commonwealth. Et les raisons d'une telle demande sont purement économiques que linguistiques, selon Ayayi Togota Apdéo-Amah, enseignant-chercheur à l'université de Lomé. Il estime que le pays a d'autres priorités.

"Comme il n'y a pas de véritable projet de développement, le Togo, à travers sa politique ne fait que tendre la main. Il espère qu'en allant du côté du Commonwealth, il pourrait encore obtenir quelques subsides." Ayayi Togota Apdéo-Amah poursuit : "Les dirigeants, au lieu de réfléchir à créer des projets de développement au pays, asseoir la démocratie pour que tout le monde soit à l'aise parce que les droits de l'homme sont massivement violés au Togo depuis 50 ans, et bien le régime s'entête et est obligé de quémander partout. Ce n'est pas très honorable", a estimé l'enseignant. 

L'enjeu économique

Pour l'économiste Yve Akue Amaizo, l'adhésion au Commonwealth sera bénéfique pour le Togo au plan économique si toutes les conditions sont réunies.

"Le Togo a beaucoup à gagner avec cette adhésion. D'abord il  va pouvoir sortir un peu du pré-carré français et donc ça veut dire que le mode de gouvernance type privée commerciale du monde anglophone sera plus intéressant pour le secteur privé. Le Togo ne transforme pas beaucoup en matière d'industrialisation, donc on va amener des techniques pour permettre la productivité d'augmenter si on travaille avec des partenaires différents. cela va permettre aussi que cette technique arrive dans le pays dans des conditions meilleures",  a-t-il fait savoir. 

Le Rwanda avait adhéré à l'organisation en 2009, 14 ans après le Mozambique lusophone, première nation non anglophone à devenir membre du Commonwealth. Selon Yves Ekue Amaizo, le Togo veut s'inspirer du Rwanda avec cette demande.

 

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