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Afro-presse (hebdomadaire)

Quand les animaux plient bagage

Les parcs nationaux sont de véritables trésors pour les économies africaines, à condition de préserver la faune sauvage, "victime inconnue" des conflits et cible des chasseurs de trophées.

...à condition d'avoir des animaux à montrer. Le Tagesspiegel décrit ainsi cette semaine une initiative quasi sans précédent. Elle se déroule au Mozambique, où "16 années de guerre civile ont quasiment tout éradiqué" et la nature a été "une victime inconnue". 

Pour y remédier, "des centaines d’antilopes, de girafes et d’éléphants vont se mettre en route". 6000 bêtes du Zimbabwe voisin sont concernées par ce « déménageant ». Là bas, certaines réserves comptent désormais trop d’animaux au point que l’équilibre de l’écosystème est menacé. Le problème de l’un peut donc devenir la solution pour l’autre.

Parfois aussi, une richesse peut devenir une faiblesse. C'est le cas de la Zambie, qui produit du cuivre, beaucoup de cuivre. Mais cette richesse expose son économie aux fluctuations des prix et de la demande chinoise. La Frankfurter Allgemeine Zeitung raconte ainsi comment "le gouvernement cherche une source de revenu stable". Et la solution est déjà toute trouvée : développer le safari de luxe.

Jusqu’en 2030, l’Etat veut doubler le nombre de visiteurs et gagner trois à quatre points de croissance. Le parc national recouvre 30% de la superficie du pays et séduit notamment les voyageurs en recherche de sensations fortes, car il a la particularité "qu’aucune clôture ne sépare les touristes des Big Five (éléphant, rhinocéros, buffle, lion et léopard)". On note aussi cette précision du journal : lorsqu’un guide vous lance "You will get some beautiful shots, évidemment, il veut parler de photos".

Ce n’est pas rien de le rappeler, car il faut "seulement regarder, ne pas tuer", titrait cette semaine la Süddeutsche Zeitung, pour affirmer que "dans la plupart des régions touristiques, l’observation de la faune sauvage rapporte beaucoup plus d’argent que la sanglante chasse aux trophées".

Le quotidien cite l’exemple d’une région de l’Est canadien. Jusque là, des chasseurs payaient des dizaines de milliers de dollars pour se payer la peau d’un ours. Sauf qu’à force, ils ont disparu. Selon une étude comparative, à terme, "les dépenses des touristes pour observer les ours sont douze fois plus élevées que leur chasse".

Doper les résultats scolaires

Laissons le 4x4  pour prendre le vélo à présent. Pédaler, c’est bon pour la santé, mais pas seulement. Le Tagesspiegel évoque cette semaine le concept "Study-to-go", lancé il y a quelque temps en Zambie. Le principe est simple : on prête un vélo aux enfants et au bout de deux ans, celui ou celle qui peut prouver son assiduité pendant cette période peut garder le vélo. C’est simple et apparemment ça marche. La présence en cours et les performances des élèves se seraient améliorées. L’initiative va désormais être reprise dans d’autres pays, avec pour règle que 70 % des participants soient des participantes, les filles ayant moins de chances d’accéder à l’école.

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