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Afro-presse (hebdomadaire)

Putsch contre le "printemps africain"

Les journaux reviennent sur la situation au Burundi mais avant tout sur le coup d'Etat du 17 septembre au Burkina Faso.

Le président de la transition Michel Kafando (droite) et le Premier Ministre Isaac Zida

Le président de la transition Michel Kafando (droite) et le Premier Ministre Isaac Zida

Un putsch contre l'espoir d'un printemps africain, c'est le titre de la Süddeutsche Zeitung. Après des décennies de dictature, écrit le journal, le Burkina Faso aspirait à la démocratie. Et c'était un modèle pour tout le continent. Mais cet espoir est écrasé par les bottes des militaires.

Il y a environ un an, une chose incroyable s'est produite au Burkina Faso : sous la pression des manifestants, le président a quitté son poste après 27 ans passés au pouvoir, comme ça, le sang n'a presque pas coulé. Ses chars ont fait marche arrière, scellant la victoire d'une société civile courageuse sur l'inamovible et mal aimé Blaise Compaoré. Tout le continent s'est alors tourné vers le pays des hommes intègres, admiratif. L'expression « printemps africain » a fait irruption dans le monde entier. Avec l'espoir d'une nouvelle ère où les chefs d'Etat africains cèderaient enfin à leur jeunesse assoiffée de démocratie.

Des centaines de manifestants se sont mobilisés à Ouagadougou pour dénoncer le coup d'Etat

Des centaines de manifestants se sont mobilisés à Ouagadougou pour dénoncer le coup d'Etat

L'espoir déçu ?

Encouragés par les manifestants burkinabés, des activistes burundais et congolais ont tenté de descendre dans la rue pour protester contre leurs présidents respectifs qui essaient eux aussi de rester au pouvoir en manipulant la constitution. Mais ces tentatives ont été réprimées dans le sang. Et face à cela, l'exemple du Burkina Faso continuait à donner du courage aux militants, avec son gouvernement de transition et une société civile active et critique. Ces temps sont maintenant révolus.

Même constat du côté de la taz qui parle d'un combat entre la junte et le mouvement citoyen. Dans son article, Dominic Johnson évoque également les nombreuses légendes qui entourent Gilbert Diendéré.

Le nom du Général Gilbert Diendéré est également cité dans l'assassinat de Thomas Sankara

Le nom du Général Gilbert Diendéré est également cité dans l'assassinat de Thomas Sankara

Diendéré, l'homme des renseignements

Comme Blaise Compaoré, le chef de la junte faisait partie de ces révolutionnaires qui, en 1983, conduisirent le jeune Thomas Sankara au pouvoir. Il était au côté de Compaoré lors de la chute du capitaine. Ce soldat de métier, du haut de son mètre 95, précise Dominic Jonson, a ensuite pris le commandement de la garde présidentielle RSP puis, en plus, celui des services secrets du pays. C'est donc lui qui a conduit le Burkina à soutenir plus ou moins officiellement les rebelles au Liberia, en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire et plus récemment au Mali. C'est également lui qui a négocié la libération d'otages d'Al Qaida retenus au Mali.

La taz s'intéresse également au Burundi où les généraux vivent dangereusement pour reprendre le titre de l'article.

De nombreux dirigeants africains plongent leur pays dans la violence en voulant durer au pouvoir

De nombreux dirigeants africains plongent leur pays dans la violence en voulant durer au pouvoir

Jusqu'où ira Nkurunziza ?

L'armée est profondément divisée, explique Dominic Johnson, depuis que des généraux haut-gradés ont essayé de faire tomber Pierre Nkurunziza, et qu'ils ont été battus par des membres de l'armée. Le président s'appuie désormais non plus sur les militaires mais sur la police et les jeunes miliciens de son parti, le CNDD-FDD. Mais Pierre Nkurunziza sera-t-il en mesure de se débarrasser d'éléments gênants en cas de guerre civile, se demande le journal. Une guerre civile vers laquelle le pays se dirige de plus en plus.

Enfin, la Neue Zürcher Zeitung commente le discours que Robert Mugabe a prononcé devant le Parlement, le même discours deux fois en un mois ! « Le règne d'Alzheimer » titre le journal de Zürich. Pour les opposants au président zimbabwéen, cet épisode montre que Mugabe n'est plus apte à conduire le pays. Un constat qu'ils avaient déjà fait depuis longtemps.

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