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Vu d'Allemagne

Prudence malgré la croissance

Le ministre des finances Peer Steinbrück a annoncé des finances publiques saines pour 2010. Les cinq principaux instituts d’analyse économique ont prédit une conjoncture durable favorisant la croissance en Allemagne. L’économie fleurit et devrait même permettre à l’État, un budget sans nouvelles dettes dès l’an prochain. Les commentaires de la presse allemande restent cependant réservés.

Le ministre des finances, Peer Steinbrück

Le ministre des finances, Peer Steinbrück

Au lieu de se réjouir de la nouvelle et de rendre de l’argent au contribuable et aux entreprises, Peer Steinbrück se pose en rabat-joie déplore le quotidien Die Welt : avec l’argent des caisses du chômage il veut subventionner celles de la de santé. Impossible, affirme le journal, car se sont deux systèmes bien distincts. Pourquoi seuls les salariés devraient-ils payer les frais de maladie pour les enfants ? Quant à l’équilibre du budget. Le ministre des finances ne l’annonce que pour 2010. C’est du pessimisme gratuit. Si l’état ne contracte plus de dette dès 2008, il doit redistribuer le surplus au mieux par une baisse d’impôt.

Il n’y a pas de quoi être euphorique, prévient en revanche la Tageszeitung de Berlin, qui rappelle que nul par ailleurs parmi les économies exportatrices, les salaires n’ont aussi peu augmenté qu’en Allemagne. A l’aide de basses rémunérations, les entreprises allemandes ont repoussé la concurrence étrangère tandis qu’à l’intérieur cela coûtait 600 000 emplois. Il n’est donc pas étonnant, déduit la TAZ, que jusqu’à présent l’indispensable consommation ait à peine frémi. Que les économistes continuent malgré tout d’exiger une baisse des salaires et des impôts est malhonnête.

Sur le marché du travail, malgré la jubilation ambiante, les perspectives pour les chômeurs de longue durée restent misérables constate la Süddeutsche Zeitung. Nombre de concernés, eu égard à leur manque de qualification, ne trouveront même pas d’emplois dans les branches en mal de main d’œuvre. Le gouvernement doit donc réformer en profondeur le secteur des bas salaires.

L’échéance 2010 est désormais fixée publiquement. Steinbrück ne peut plus s’en détacher souligne la Frankfurter Rundschau. Laissant entendre que cet engagement est risqué sachant que son prédécesseur Hans Eichel avait connu un naufrage lorsque dans l’euphorie du boom économique, il avait annoncé pour 2006, un budget équilibré. La croissance ayant ensuite disparu, tout les espoirs s’étaient dissipés dans un amoncellement de la dette publique. Steinbrück a cependant eut de bonnes raison de se découvrir, reconnaît le quotidien : son pessimisme à propos des finances publiques perdait en crédit à chaque estimation positive. Les instituts ont d’ailleurs accru la pression en prédisant pour 2008 la fin du déficit budgétaire. Avec son plan, le ministre s’est donc octroyer deux ans de répit.

  • Date 20.04.2007
  • Auteur Yann Durand
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