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Vu d'Allemagne

Proche-Orient : comment sortir de la crise ?

La crise au Proche-Orient est encore et toujours au centre des préoccupations des éditorialistes en Allemagne. Les journaux se penchent notamment sur les efforts diplomatiques de la communauté internationale pour tenter de résoudre le conflit et sur l’idée d’une force internationale de stabilisation au sud du Liban.

Habituellement, un cessez-le-feu entre les parties d’un conflit militaire est vu comme un temps d’arrêt, écrit la Tageszeitung. Il n’anticipe pas le résultat politique du conflit, mais peut faciliter la voie à une solution pacifique. C’est ainsi que l’opinion européenne conçoit la demande d’un cessez-le feu immédiat entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais. Un échange de prisonniers pourrait ensuite être négocié, de même – avec l’accord du gouvernement libanais- que le futur stationnement d’une force internationale au sud du pays. Le gouvernement israélien, ainsi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont une conception complètement différente d’un cessez-le-feu. Pour eux, il doit être conclu une fois qu’Israël aura atteint ses objectifs militaires, à savoir le démantèlement des milices du Hezbollah et le contrôle militaire du sud Liban. Selon cette conception, le cessez-le-feu scelle la capitulation, et rend superflues les négociations ultérieures. Mais pour la taz, à en croire les expériences faites jusqu’ici avec la « guerre asymétrique », il est improbable qu’Israël atteigne ses objectifs militaires, et encore moins en l’espace de quelques semaines.

Une fois de plus, on voit le dilemme posé par la guerre asymétrique contre les milices d’une guérilla, écrit de son côté la Frankfurter Rundschau. En tirant ses roquettes depuis des quartiers habités et en utilisant la population du sud Liban comme boucliers humains, le Hezbollah pousse Israël à bombarder au hasard. Mais en ne créant pas de couloirs humanitaires pour les civils, Israël se rend moralement coupable. Même la Russie l’avait fait pendant la guerre de Tchétchénie.

La Süddeutsche Zeitung évoque elle un autre dilemme : celui qui accompagne la création d’une force internationale pour le Liban. L’Otan, suggéré par Israël pour diriger l’opération, n’est pas la bonne adresse si les Etats-Unis refusent d’y participer. Une force mise en place par plusieurs pays européens et comprenant un important contingent arabe aurait la crédibilité politique nécessaire, toutefois sur le plan militaire, elle risquerait d’être dépassée. Car toute armée stationnée au sud du Liban court le risque de se retrouver impliquée dans le conflit.

  • Date 25.07.2006
  • Auteur Aude Gensbittel
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  • Date 25.07.2006
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