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Vu d'Allemagne

Presseschau 25.01.2008

L'économie est à la une de la presse ce matin, avec les soubresauts boursiers, la délocalisation de Nokia et la perte sèche de presque 5 milliards d'euros de la Société générale, la troisième banque française.

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Avec 7 milliards d'euros, l'avenir est sombre pour Daniel Boutin, le patron de la Société Générale...


Pour la Tageszeitung de Berlin, tout ça, c'est la faute à trop de dérégulation en citant le Prix Nobel d'Economie 2001 Joseph Stiglitz. La crise actuelle est l'exemple parfait de l'échec de l'autorégulation de l'économie mondiale.


Les banques, déclare die Welt, sont un univers particulier qui suit ses propres lois. Mais finalement, avec l'argent de la banque qui n'est autre que celui des clients, les courtiers ne font rien d'autre que jouer au poker avec des millions. Tout ceci exige la mise en place de mécanismes de contrôle beaucoup plus efficaces, tant sur le plan étatique qu'au sein des banques.


Certains confrères, à l'image de la Frankfurter Rundschau, s'interrogent : la banque française a-t-elle voulu ainsi détourner l'attention des deux milliards d'euros de pertes réalisées dans le scandale des subprimes ? L'enquête des autorités financières françaises le montrera. Autre question : cette fraude gigantesque aurait-elle été à l'origine du crash boursier de lundi ? Quelles que soient les réponses, ce scandale montre bien qu'il faut peu de choses pour faire tomber ce château de cartes qu'est le système financier mondial.


Les conséquences vont être terribles, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Certes, le conseil de surveillance veut conserver le patron de la banque, Daniel Bouton, et son équipe. Mais pour combien de temps ? En moins de neuf mois, la valeur du titre a perdu la moitié de sa valeur. Une fois perdue, la confiance est longue à revenir.


La confiance, les quotidiens allemands ne l'accordent plus non plus aux entreprises du « turbo-capitalisme » constate la Landeszeitung de Lünebourg qui s'indigne : annoncer plus de 7 milliards d'euros de bénéfice net et, dans le même élan, s'excuser de la fermeture de l'usine de Bochum qui a contribué à ces bénéfices, Nokia est l'incarnation même du cynisme. 


Pourtant, les managers de Nokia ont raison, objecte la Süddeutsche Zeitung. Comme les bénéfices en Roumanie seront supérieurs à ce qu'ils seraient en Allemagne, hop, on déménage. C'est la seule stratégie à suivre pour obtenir les dividendes exigés par les investisseurs.


Chez Nokia, les actionnaires gagnent mais les employés perdent, conclut la Neue Westfälische. Pour aussi inhumains qu'il soient, les mécanismes de l'économie mondialisée permettent de réduire les coûts et c'est ainsi que le prix des téléphones mobiles a pu baisser de 35 pour cent l'année dernière. Même si aujourd'hui personne ne veut avouer qu'il a lui aussi profité de cette chute des prix.

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