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Vu d'Allemagne

Presseschau 21.01.08

L'indécise course à la présidence américaine et les débuts d'une campagne NO-kia en prélude à une révision de la politique des subventions au niveau européen occupent les premières pages des journaux allemands.

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Celui par qui le scandale arrive ?


Mais LE grand sujet reste le pavé lancé dans la mare par Wolfgang Clement, l'une des figures emblématiques du SPD.

Du jamais vu, clame die Welt. Conseiller mezzo voce de ne pas voter pour la candidate SPD qui affronte Roland Koch aux élections de Hesse, peut-on être à ce point déloyal ? Wolfgang Clement le peut. Il sait ce qu'il fait et sa colère et sa rancune doivent être grandes. Son SPD n'est plus le SPD qu'il a servi pendant toutes ces décennies, comme ministre-président et ensuite comme Ministre fédéral de l'économie. Wolfgang Clement va quitter un parti qui l'a abandonné depuis longtemps.


Comme d'autres, la Süddeutsche Zeitung comprend pourtant la colère des sociaux-démocrates. Wolfgang Clement intervient comme lobbyiste car rémunéré par l'un des géants allemands de l'énergie. Voilà qui ôte toute crédibilité à l'indépendance de pensée qu'il a toujours avancé et à sa qualité de social-démocrate.


D'autant que sa réputation est très surfaite, renchérit la Rheinische Post. Aucun des ses fameux projets-phare n'a été une lumière. Et ses fameuses lois Hartz tordues pour l'emploi ont en réalité catapulté le nombre des sans-emplois au-delà du seuil des 5 millions de chômeurs.


La Tageszeitung enfonce le clou : Wolfgang Clement se fiche d'être exclu du SPD, de toutes façons, il vit de son état d'ex-politicien. Pour le SPD par contre, l'enjeu est grand. Il s'agit de savoir si ce parti écoute ses membres et les experts ou bien s'il préfère suivre les incantations des lobbys industriels.


Mais est-ce vraiment si faux d'alerter l'opinion sur la construction de nouvelles centrales nucléaires ? s'interrogent d'autres confrères. Ce n'est pas sa position au conseil de surveillance d'un groupe énergétique qui rend incorrecte son analyse, estiment certains journaux, dont la Frankfurter Allgemeine Zeitung, pour qui les craintes quant au futur cap du SPD de Hesse existent aussi chez d'autres que le conseil de surveillance de RWE. Même le SPD doute de la promesse de la candidate de Hesse de refuser toute alliance avec la gauche dure du Linkspartei. La politique voulue par la concurrente de Roland Koch n'a rien de cosmétique. Elle vise un vrai virage à gauche pour la Hesse.


Le quotidien revient aussi sur les appels au boycott des téléphones mobiles Nokia lancés par la classe politique allemande à la suite de l'annonce du groupe finlandais de quitter l'Allemagne pour la Roumanie. Du populisme pur jus, car que proposent Beck, Seehofer et consorts ? Plus de subventions ? Tout le monde sait que ce ne sont pas les subventions qui créent ou sauvegardent les emplois, au contraire.


Terminons avec la Frankfurter Rundschau qui revient, à l'instar de nombreux confrères, sur la course à la Maison Blanche. Si la masse des prétendants se réduit, quelques axes fondamentaux se dégagent pourtant. Chez les Démocrates, Hillary l'emporte devant Barack Obama car elle bénéficie de la coalition des femmes et des latinos. Stratégiquement parlant, un avantage surtout en Californie et à New York. Chez les Républicains, il s'agit surtout de réunifier un parti dépourvu de centre de gravité. Rien de tout cela ne marque le fameux changement qu'appellent de leurs vœux les Américains.

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