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Afro-presse (hebdomadaire)

Premier tour réussi pour la présidentielle au Mali

Au Mali les électeurs ont voté le 28 juillet et les journaux se félicitent du déroulement, de ce scrutin. A noter que ces échos de la presse allemande sont parus avant la publication officielle des résultats.

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Affiche électorale à Gao

L'optimisme règne pour la première élection après la guerre au Mali, titre die tageszeitung qui relève quand même des pannes et des dysfonctionnements. Dans son édition de mardi, la Berliner Zeitung se réjouit que le Mali ait voté sans violence. Les menaces d'attentats contre les bureaux de vote, proférées par les extrêmistes du  Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'ouest)  ne se sont pas vérifiées. Dans ce pays deux fois grand comme la France, aucun incident violent n'a été signalé. Dans le sud du pays la participation a été inhabituellement élevée, elle est nettement plus faible, note le journal, dans le nord, occupé pendant six mois par des islamistes et des séparatistes.

Mali Wahlen Wahlplakat in Bamako

Campagne électorale sur statue d'hippopotame à Bamako

Le quotidien der Freitag est beaucoup plus nuancé, pour ne pas dire beaucoup plus critique. La démocratie, souligne le journal, peut aussi être une forme de colonialisme. La France a poussé trop vite les Maliens vers les urnes. Pourquoi, si cela débouche sur des élections mal préparées et donc facilement contestables? Dans les années 90, explique le journal, les Etats-Unis ont érigé la Somalie en modèle pour ce genre de démarche. A savoir: intervenir d'abord militairement, pour garantir la sécurité, puis organiser sans tarder des élections pour mettre en place un gouvernement qui pourra garantir politiquement l'intervention. C'est la théorie de ce qu'on appelle jusqu'à aujourd'hui le "shoot and vote " (tirer, et voter). La France procède de façon encore plus directe en faisant savoir aux Maliens qu'ils ont une chance inouie d'avoir été sauvés par leurs anciens occupants.

Simbabwe Wahlen 31.07.2013 Wahlzettel

Bulletin de vote pour la présidentielle

Au Zimbabwe même les morts votent

A des lieues du Mali, les Zimbabwéens ont aussi voté. Il s'agissait cette fois d'élections générales. Dès le soir du scrutin la ZANU PF a proclamé la victoire de Robert Mugabe à l'élection présidentielle et selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il ne faut pas s'attendre à des surprises. La ZANU-PF, le parti donc de Robert Mugabe, y veille depuis longtemps, conformément à son slogan officieux "la ZANU-PF gagne toujours, sinon elle ne perd jamais". Mugabe continue de contrôler l'appareil sécuritaire et les médias. Un registre électoral, sans doute unique au monde, poursuit ironiquement le journal, garantit les résultats électoraux souhaités: nulle part ailleurs on ne compte autant d'électeurs centenaires qu'au Zimbabwe: 116 000 au total. Nulle part ailleurs les cimetières ne pèsent aussi lourd dans la balance électorale. Dans les régions rurales du centre de pays, acquises de tout temps à Mugabe, les circonscriptions électorales comptent plus d'électeurs que d'habitants. C'est l'inverse dans les grandes villes comme Harare et Bulawayo, plutôt favorables à Morgan Tsvangirai, le challenger de Mugabe.

Simbabwe Wahlen 31.07.2013

File d'attente devant un bureau de vote à Harare

Tsvangirai, le premier ministre de Mugabe depuis 2009, n'a que 61 ans note die tageszeitung. Il passe pour un homme jeune et agile, comparé à un vieillard comme Mugabe. Mais le MDC, le parti de Tsvangirai a connu plusieurs scissions. Les détracteurs de Tsvangirai lui reprochent de ne pas avoir mis à profit son mandat de premier ministre pour affaiblir de manière décisive l'appareil de pouvoir de Mugabe. On lui en veut, poursuit le journal, d'avoir coopéré pendant quatre ans avec Mugabe, au lieu d'initier des réformes qui auraient permis des élections équitables. La Berliner Zeitung évoque le risque d'un coup d'Etat militaire si jamais Tsvangirai, contre toute attente, remportait l'élection. Les généraux, les véritables maitres du pays, ne laisseront pas le MDC accéder au pouvoir, ils auront trop peur que l'opposition prenne sa revanche.

Zwelinzima Vavi

Zwelinzima Vavi

Des syndicalistes de luxe en Afrique du sud

Les élections au Zimbabwe ont un peu éclipsé ce qui se passe chez le grand voisin sud-africain. Il est vrai aussi que l'intérêt des médias a fléchi au fur et à mesure que les informations en provenance de Pretoria faisaient état d'une nette amélioration de l'état de santé de Nelson Mandela. Mais voilà que la Frankfurter Allgemeine Zeitung nous apprend qu'un scandale sexuel ébranle le plus grand syndicat sud-africain. Ce syndicat, c'est la Cosatu. Or son secrétaire général Zwelinzima Vavi, lit-on dans l'article, s'est vu reprocher d'avoir violé, au début de l'année, une jeune collaboratrice du syndicat. La plupart des commentateurs, poursuit le journal, ont parlé d'une campagne destinée à chasser Vavi de son poste, car il est jugé trop critique pour le gouvernement. Vavi déclare recevoir des menaces de mort depuis trois ans. La Cosatu, rappelle le journal, est alliée à l'ANC au pouvoir et au parti communiste. Elle était assurée, dans le passé, du soutien des travailleurs. Des leaders syndicaux comme Cyril Ramaphosa ont contribué autrefois par des manifestations et des grèves à faire chuter le régime de ségrégation raciale. Mais les anciens combattants pour l'égalité des droits perdent de plus en plus de partisans. Il leur est reproché de s'être trop éloignés des intérêts des travailleurs et de vivre comme des présidents de conseils d'administration.

Un petit paradis dans la Corne de l'Afrique

Symbolbild Korruption Kamelhändler Somalia

Marchands de chameaux à Hargeisa, capitale du Somaliland

Enfin c'est presque un petit coin de paradis que l'hebdomadaire Die Zeit présente à ses lecteurs dans sa dernière édition. Il est situé dans la Corne de l'Afrique et s'appelle Somaliland. C'est le bonheur, écrit le journal, dans cet angle mort du monde. Le Somaliland est un Etat qui officiellement n'existe pas. Il a pourant une monnaie, un drapeau et un hymne intitulé "Une longue vie en paix". Une promesse audacieuse, estime le journal, car officiellement on se trouve sur le territoire de la Somalie, ce qui est synonyme d'Etat failli, de terrorisme et de piraterie. Mais ici, dans cette république autoproclamée, tout est différent. Il y a une police et une armée qui fonctionnent, une presse libre, un gouvernement élu et des chefs de clans aux idées démocratiques.

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