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Allemagne

Premier bilan de l'enquête sur l'affaire d'évasion fiscale au Liechtenstein

Le parquet de Bochum a rendu un premier bilan sur l'enquête. Les procureurs ont perquisitionné 150 personnes et près de 28 millions d'euros ont déjà été remboursés.

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Le procureur général Hans-Ulrich Krück


C'est avec la perquisition dans l'appartement de Klaus Zumwinkel que tout a commencé. Depuis, l'ex patron de la Deutsche Post a démissionné et d'autres grandes figures du patronat allemand pourraient bien connaître le même sort. 200 millions d'euros ont été découverts sur des comptes suspects au Liechtenstein et les razzias se multiplient, en particulier à Munich qui détient le record avec 34 cas de fraudes fiscales. Au total, 72 personnes se sont dénoncées en réponse à un appel du ministère des Finances. Hans-Ulrich Krück est le procureur général de Bochum:
«Sur les personnes concernées par l'enquête, 91 ont reconnu les faits et ont, en partie, déjà versé des avances à hauteur d'environ 27,8 millions d'euros au total sur les rappels d'impôts exigés. Cette somme augmente actuellement de jour en jour.»
Le procureur a par ailleurs confirmé que l'enquête avait été élargie à une deuxième banque du Liechtenstein, dont le nom n'a pas été précisé. D'après la «Süddeutsche Zeitung», il s'agit d'une filiale du groupe suisse Vontobel, qui a d'ores et déjà démenti l'information. Les enquêteurs s'appuient sur des documents achetés par le BND, les services secrets, entre 4 et 5 millions d'euros à un ancien employé de la banque LGT, la première qui a été mise en cause. Cette méthode ne cesse, depuis, d'être critiquée: d'après le ministre danois des Impôts, récompenser un criminel pour des informations qu'il a volées constitue un problème moral. La Suède et la Grande-Bretagne enquêtent elles aussi sur des comptes au Liechtenstein. Une centaine de Suédois sont soupçonnés de fraude fiscale mais le directeur du Trésor public a bien précisé que les informations qui servent de base à l'enquête ne proviennent pas d'Allemagne. En Grande-Bretagne, les responsables ont reconnu avoir payé un informateur pour obtenir une liste de Britanniques fortunés suspectés d'évasion fiscale.