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International

Pourquoi les Etats-Unis et Israël se retirent de l'Unesco

Israël et les Etats-Unis annoncent qu'ils quittent l'Unesco. La mesure ne prendra effet que fin 2018 mais elle s'inscrit dans une série de tensions avec l'organisation onusienne.

Hebron Altstadt Patriarchengräber / Ibrahim-Moschee bekannt (picture-alliance/newscom/D. Hill)

La mosquée d'Ibrahim, également synagogue, abriterait le tombeau d'Abraham

Le retrait des Etats-Unis et d'Israël de l'Unesco est confirmé. Il ne sera effectif qu'au 31 décembre 2018 mais il a d'ores et déjà suscité des réactions.

 Le principal argument avancé par l'administration Trump et son allié : les positions considérées comme "anti-israéliennes" de l'institution de l'ONU en charge de l'éducation, la science et la culture.

"Cette décision n'a pas été prise à la légère", explique le département d'Etat américain dans son communiqué. Les deux raisons principales avancées à Washington : les réformes de l'Unesco qui tardent à prendre forme et surtout, une position qui serait hostile à l'Etat hébreu.

Israel US Wahl Trump (picture-alliance/newscom/D. Hill)

De jeunes militants juifs orthodoxes soutenant Donald Trump en 2016

Une perte de valeurs communes?

Dans plusieurs résolutions, Israël a été qualifiée de "puissance d'occupation". Et au mois de juillet, l'Unesco a classé la vieille ville d'Hébron "zone protégée" du patrimoine palestinien en péril. Or Hébron, qui abrite la mosquée d'Ibrahim et le tombeau des Patriarches, est située dans les territoires palestiniens occupés.

"C'est une perte pour la famille des Nations Unies. C'est une perte pour le multilatéralisme", voilà ce qu'a déclaré la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova qui dit "regretter profondément" la décision des Etats-Unis et récuse les accusations de partialité.

Même son de cloche du côté de la France, qui abrite le siège de l'Unesco. François Delattre, représentant de la France aux Nations Unies, a chanté en ces termes les louanges de l'Unesco: "L'Unesco promeut nos idéaux et valeurs à travers la culture, l'éducation et la science. Ces valeurs, ces idées font partie de l'ADN de la France mais aussi de l'ADN des Etats-Unis. C'est pourquoi il est important que nos amis américains restent à bord. J'ajouterais aujourd'hui plus que jamais, alors que certains remettent en cause ces valeurs."

Trump dans la lignée d'Obama

Evidemment, le symbole est fort : Donald Trump se retire de l'Unesco, alors qu'il multiplie les critiques envers les Nations Unies. Mais ce n'est  pas la première fois que les Etats-Unis rompent avec l'Unesco.

Dans les années 1950, le maccarthysme se heurte à des résistances au sein du personnel et l'arrivée des pays nouvellement indépendants dans les années 1960 fait craindre aux Etats-Unis une perte de leur puissance à l'intérieur de l'institution.

Entre 1984 et 2003, ils quittent provisoirement l'organisation. Et depuis 2011, ils ont suspendu leur contribution financière, suite à l'admission de la Palestine comme Etat membre.

Barack Obama Besuch in Jordanien Petra (picture-alliance/dpa)

C'est Barack Obama qui a suspendu la contribution américaine à l'Unesco en 2011

C'était sous Barack Obama, à une époque où les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 22% au budget global de l'Unesco. Aujourd'hui, le retrait des Américains ne changera donc pas grand-chose dans les finances de l'institution. Mais il met en lumière les divisions internes qui persistent sur ce que doit être l'Unesco même, son rôle dans le monde.

Les Etats-Unis réclament un statut d'observateur pour continuer d'apporter "l'expertise" américaine "sur certains dossiers", notamment la "protection du patrimoine mondial et la défense de la liberté de la presse" ou l'éducation.

Pour l'anecdote, les Etats-Unis comptent 23 sites inscrits au patrimoine mondial, culturel ou naturel.

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