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Forum des cultures

« Pour moi, il y a un avant et un après Rwanda »

Le génocide rwandais continue de hanter l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop. Son expérience sur les lieux de mémoire à Murambi l’a amené à écrire aussi dans sa langue maternelle, le wolof.

« Murambi, le livre des ossements » reste le livre le plus connu et le plus lu du grand écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop. Ecrit en 1998 et réédité l’an dernier, ce témoignage consacré au génocide des Tutsi, l’auteur l’a rédigé après avoir passé plusieurs mois sur les lieux de mémoires à Murambi quatre ans après les massacres. Le Rwanda a été un tournant dans l’oeuvre et la vie du romancier, auteur également de « Le temps de Tamango », « Kaveena » ou encore « Les Petits de la guenon ».

Pour la réédition de « Murambi, le livre des ossements », Boubacar Boris Diop a rajouté une postface. Il revient sur la genèse du livre, dénonce le rôle joué par la France dans le génocide des Tutsis et se livre à une autocritique sévère. Il conclut en citant un proverbe wolof : « Si tu empruntes à quelqu’un ses yeux, ne t’étonne pas de ne voir que ce que lui-même voit ».

Mais pour Boubacar Boris Diop, son roman écrit en wolof « Doomi Golo », sorti en 2009 en français sous le titre « Les petits de la guenon » reste son meilleur roman. Ce livre raconte l’histoire d’un vieux monsieur mourant qui s’adresse à son petit-fils exilé et lui parle dans des carnets qu’il trouvera à son retour de ses aïeux, de son parcours et du Sénégal d’aujourd’hui. Une fable à la fois intimiste et politique qu’il a lui-même non pas traduit mais adapté en français.

« Murambi, le livre des ossements », réedité aux Editions Zulma en 2011

« Les Petits de la guenon » (titre original en wolof: « Doomi golo ») Phlippe Rey, 2009

Écouter l'audio 12:28

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