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Vu d'Allemagne

Pour la Frankfurter Rundschau, l'Allemagne est à la croisée des chemins.

Certes, Gerhard Schröder et Angela Merkel ont souligné leur volonté respective de compro-mis, mais se sont bien gardés de faire des propositions concrètes. Car il s'agit d'argent, souligne la Tageszeitung , de Munich. De notre argent ! Si l'opposition est réellement décidée à bloquer le processus au niveau de la commission de concilia-tion, l'avancement espéré de la réforme fiscale est définitivement enterré. Au Bun-destag, le chef de file de la CDU n'a pas laissé grand espoir à ce sujet en plaçant la barre très haut. Mais comme toute déclaration publique est de nos jours un atout dans la partie de poker qui se joue au sein de la commission, il peut s'agir ici aussi d'un bluff politique. Die Welt renchérit en soulignant que ce débat au Bundestag transforme la politique en véritable spectacle. Par contre, jamais la mise en scène n'aura été aussi triste. Les responsables n'en sont pas les acteurs principaux, mais bien le programme des représentations. La plus importante d'entre elle, vie ou survie de l'agenda 2010, ne sera pas jouée sur la grande scène de la démocratie mais bien répétée dans l'arrière-salle de la République. Et tant que la commission de concilia-tion planchera, le Bundestag s'occupera d'autre chose, comme de la question de savoir si voter les réformes est un acte de patriotisme ou non. Pour la Süddeutsche Zeitung , la plus importante faculté en politique est l'utilisation des synonymes. Cela permet de dénigrer l'adversaire avec une foule de termes choisis sans devoir pour autant faire de proposition. Si faire sa pub est chose bonne pour l'artisan, faire du bruit est un « must » en politique. Et le bruyant verbiage du théâtre politique d'hier n'était que la partie publique des négociations secrètes au sein de la commission de conciliation. Pour la Neue Ruhr Zeitung de Essen, le gouvernement Schröder a le choix : soit il finance à crédit sa réforme fiscale, soit il satisfait en 2004 aux critères de convergence européens. Si la question a été tranchée au niveau européen, dans l'espérance d'une meilleure croissance économique, elle a été renvoyée comme un boomerang, à Berlin. Le parallèle étant que à l'instar de la Commission qui renvoit la balle au Conseil des Ministres, en Allemagne la décision ne sera pas prise par le gouvernement mais par la commission de conciliation.
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