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Afrique

Possible accord entre Bamako et les touaregs

Un accord de principe entre l'État malien et les rebelles touaregs qui occupent la ville de Kidal a été trouvé, mais les deux parties n'ont pas encore officiellement signé le texte proposé par la médiation burkinabè.

Blaise Compaoré (à droite) dans une poignée de main avec Alghabass Ag Intalla, de la délégation Ansar Dine, le 8 juin

Blaise Compaoré (à droite) dans une poignée de main avec Alghabass Ag Intalla, de la délégation Ansar Dine, le 8 juin

À Ouagadougou, on attend toujours que le pouvoir malien et les rebelles touaregs se décident à signer le texte proposé par la médiation burkinabè et remis lundi 10 juin aux deux parties. Ces derniers ont demandé un peu de temps pour étudier les documents.

Tiébilé Dramé est le chef de la délégation de Bamako : « Pour ce qui concerne la délégation gouvernementale malienne, nous avons reçu un projet d'accord préliminaire. Nous allons de ce pas nous rendre à Bamako pour consultations avec les autorités maliennes et nous reviendrons à Ouagadougou très bientôt.  »

L'enjeu des négocations de Ouagadougou, qui ont débuté samedi 8 juin, est de permettre la tenue, à Kidal, de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet sur tout le territoire malien. Cette ville du Nord-Mali est sous le contrôle des séparatistes touaregs depuis le mois de janvier et ceux-ci ont refusé jusqu'ici toute présence de l'armée et de l'administration maliennes.

Vers un retour encadré de l'armée

Cette question du déploiement des forces armées maliennes dans la région est au cœur des négociations. Djibril Bassolé, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, explique :

Les négociations entre le MNLA et Bamako ont débuté le 8 juin à Ouagadougou

Les négociations entre le MNLA et Bamako ont débuté le 8 juin à Ouagadougou

« Rien ne bloque. Chacun a exprimé évidemment ses préoccupations. Le gouvernement est fortement désireux de voir ses forces de défense et de sécurité se redéployer sans condition à Kidal. Ce qui est juste et compréhensible. Les mouvements armés ont exprimé des inquiétudes quant aux exactions et aux incidents possibles. Ce qui est aussi compréhensible. Maintenant il s'agit pour la médiation de trouver une formule de compromis, un terrain d'entente qui fasse que les objectifs soient atteints sans qu'il y ait de dommages. »

Et parmi les propositions de la médiation burkinabè : un retour encadré de l'armée à Kidal et la formation d'une commission mixte de sécurité réunissant les deux camps.

 « Un point important de l'accord est justement la mise sur pied d'une commission qui va immédiatement se mettre au travail à Kidal pour déterminer les modalités de retour, mais surtout pour créer le bon esprit, poursuit Djibril Bassolé. Ce que nous souhaitons c'est que les élections se tiennent à la bonne date et pour que les élections se tiennent, il faut que l'environnement sécuritaire soit propice. Et pour que l'environnement soit propice, il faut que l'armée retourne à Kidal dans de bonnes conditions. »

L'Union européenne a indiqué qu'elle soutenait activement ces pourparlers qui constituent, selon elle, une avancée cruciale avant l'élection présidentielle de juillet au Mali.

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