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Allemagne

Portrait : Duisbourg, ville d’eau et en pleine mutation

« Duisbourg – ville d’eau ». Voici comment se présente cette ville d’un demi-million d’habitants qui a un pied dans le bassin de la Ruhr, très peuplé, et l’autre dans la région du Bas-Rhin, très étendue.

Duisburg profite de sa situation géographique, au confluent de la Ruhr et du Rhin.

Duisburg profite de sa situation géographique, au confluent de la Ruhr et du Rhin

L’étranger qui tombe amoureux de la ville de Duisbourg n’aura probablement pas eu de coup de foudre au premier coup d’œil, mais plutôt au deuxième. Contrairement aux villes classiques de Heidelberg, Munich ou Hambourg, particulièrement appréciées des touristes, Duisbourg peut sembler un peu rebutante de prime abord.

La fontaine du sauveteur de l'artiste Niki de Saint-Phalle à l'entrée de la ville

La "fontaine du sauveteur" de l'artiste Niki de Saint-Phalle à l'entrée de la ville

L’architecture par exemple : du centre historique de la ville, il ne reste pas grand-chose depuis la Seconde Guerre mondiale. Près de 90% des bâtiments ont été détruits dans les bombardements alliés. C’est donc plutôt le style de l’après-guerre qui domine dans le centre-ville. Mais dans la zone piétonne, on peut admirer une « Nana » bariolée de l’artiste française Niki de Saint-Phalle qui fait partie de l’ensemble de la rue aux fontaines.

Quant aux infrastructures routières, quatre autoroutes traversent l’agglomération de Duisbourg. Ce qui peut être une bénédiction pour les gens qui vont travailler tous les jours en voiture l’est moins pour la tranquillité des riverains.

Mais Duisbourg, dont le nom signifie à l’origine « château sur la colline », est étonnamment différente de ce que cette première impression peut laisser supposer. La ville qui a bâti son essor économique grâce à l’industrie de l’acier et du fer entre les années 1950 et 1970, puis connu un déclin financier et structurel de toute la région, a fait peau neuve pour l’entrée dans le XXIe siècle.

Flâner au port fluvial

Le port fluvial, jadis carrefour de marchandises venues du monde entier, est aujourd’hui un lieu de balades autant apprécié des randonneurs que des noctambules, qui passent devant des bureaux aux façades en verre, des appartements luxueux, des bars à cocktails et des restaurants. A quelques pas de là, dans le nouveau « City Palais » de la zone commerçante, l’un des casinos les plus modernes d’Allemagne est censé attirer le chaland.

Le Landschaftspark accueille chaque année les créations de la RuhrTriennale. Ici : Church of Fear du dramaturge allemand C. Schlingensief

Le Landschaftspark accueille chaque année les créations de la RuhrTriennale. Ici : "Church of Fear" du dramaturge allemand C. Schlingensief.

Les musiciens de la Philharmonie donnent leurs concerts sous le même toit, dans la nouvelle « Mercatorhalle » qui doit son nom au célèbre scientifique Gerhard Mercator. Juste à côté, le « Neues Forum » offre depuis 2008 un espace couvert de 45 000 mètres carrés aux habitants de Duisbourg amateurs de galeries commerciales.

Côté culture, Duisbourg n’a pas que la philharmonie et le théâtre de la ville dans ses tiroirs : le festival « Duisburger Akzente » et ses thèmes sociopolitiques, la « RuhrTriennale » qui se déroule dans toute la région, et le festival de piano « Klavierfestival Ruhr ». Au musée Wilhelm-Lehmbruck Museum se trouve en outre l’une des plus grandes collections européennes de sculpture moderne.

Adieu, cheminées fumantes, place au repos

Quand ils recherchent la tranquillité, les habitants de Duisbourg vont le plus souvent sur le magnifique plateau des six lacs (« Sechs-Seen-Platte ») situé dans le parc paysager « Landschaftspark Nord », une ancienne mine de charbon qui abrite aujourd’hui un cinéma de plein air, une discothèque et des centres sportifs. Autre possibilité pour agrémenter les après-midis : une visite au zoo de Duisbourg, réputé pour son aquarium à dauphins et ses koalas.

D’un point de vue architectural, Duisbourg est également célèbre pour les immenses bâtiments de son université, qui ne sont pas surnommés par hasard « Keksdosen » (boîtes à biscuits) tant la ressemblance est frappante. L’Universität Duisburg-Essen, qui compte 30 000 étudiants, faisait partie en 2008 des dix plus grandes universités d’Allemagne.

Auteur : Svenja Üing

Edition : Naïma Guira

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