Portrait : Bochum, ″adieu, houille d’hier!″ | Allemagne | DW | 25.09.2010
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Allemagne

Portrait : Bochum, "adieu, houille d’hier!"

Les mineurs ne se saluent plus de leur traditionnel « Glück auf! », ils ne descendent plus au charbon. Autrefois ville la plus riche en mines de toute la Ruhr, Bochum mise désormais sur la culture.

Tout un symbole...le musée allemand de la mine

Tout un symbole: le musée allemand de la mine

Le bassin industriel de la Ruhr est l’agglomération la plus importante de toute l’Allemagne. Près de 5,3 millions de personnes habitent cette région dans laquelle les villes se succèdent sans interruption. Au cœur de cette zone: la ville de Bochum qui, elle, compte environ 400 000 habitants et qui, à l’instar des communes voisines a dû renoncer dès les années 1960 à miser, pour son essor économique, sur l’exploitation du charbon et les aciéries. Bochum a eu la chance de voir s’installer en 1961 le constructeur automobile Opel sur son territoire, ainsi que d’autres grands groupes industriels tels que BP/Aral ou ThyssenKrupp.

La RUB était pionnière

Bochum est également parvenue à se positionner dans les secteurs des services et de la culture. Les habitants de la ville sont fiers de leur « RUB », surnom affectueux donné à la Ruhr-Universität-Bochum qui fut, en 1965, non seulement le premier établissement supérieur à ouvrir ses portes dans la région mais aussi la première nouvelle université à être fondée depuis la naissance de la République fédérale en 1949. Aujourd’hui, la RUB est l’un des principaux employeurs de la ville et c’est elle qui donne le ton en matière de recherche à Bochum, mais elle s’appuie dans son travail sur trois autres établissements partenaires. Science et Enseignement prennent donc une majuscule, à Bochum.

Ville des superlatifs

Starlight Express n'a pas pris une ride depuis 1988.

Starlight Express n'a pas pris une ride depuis 1988.

Le deuxième pilier de la ville, c’est la culture, sous toutes ses facettes. Le théâtre de la ville, fondé en 1919, compte parmi les plus renommés du pays. La même année, un orchestre symphonique a également vu le jour à Bochum et cette formation a, elle aussi, trouvé sa place depuis longtemps au sein de l’olympe musical. En 1988 a commencé l’invasion du roller et depuis, plus de 10 millions de spectateurs ont assisté à la comédie musicale la plus appréciée au monde : « Starlight Express », de Lloyd Webber.

Entre cafés et culture

La « Halle du siècle » ou Jahrhunderthalle de Bochum, un site exceptionnel désormais dévolu à la culture.

La Jahrhunderthalle de Bochum, un site exceptionnel désormais dévolu à la culture.

Mais ce n’est pas tout : Bochum figure également dans le peloton de tête pour ce qui est de la culture industrielle. Son « Musée allemand de la mine », situé au cœur de la ville, est le plus grand du monde en son genre. Quelques rues plus loin, ne ratez pas la Jahrhunderthalle, la « Halle du siècle », un pavillon construit pour une exposition industrielle de 1902. Autre curiosité : la « cathédrale de l’industrie », qui héberge depuis 2003 la « RuhrTriennale » et fait office de « Maison des festivals de Rhénanie du Nord-Westphalie ». Les astronomes en culotte courte du monde entier chantent quant à eux les louanges du « Zeiss Planetarium », l’un des plus modernes qui soient.

A la fin de l’été, la ville sort son ultime atout : les journées de « Bochum Total », l’un des plus grands festivals de musique en Europe. Ceux qui sont d’avis que les comptoirs comptent aussi dans le patrimoine culturel ne seront pas déçus à Bochum qui, avec son fameux « Triangle des Bermudes » est LE rendez-vous des amateurs de bars de la région. Tant de culture dans la Ruhr, cela méritait bien de se voir décerner par l’Union européenne le titre honorifique de « Capitale européenne de la culture 2010 ».

Auteur: Suzanne Cords
Edition: Naïma Guira

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