Population en hausse chez les gorilles | Afro-presse (hebdomadaire) | DW | 10.12.2010
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Afro-presse (hebdomadaire)

Population en hausse chez les gorilles

Une bonne nouvelle est rapportée cette semaine par la presse. Elle concerne les gorilles des montagnes du parc national des Virunga, aux confins de l'Ouganda, du Rwanda et de la République démocratique du Congo.

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Comme le note la Süddeutsche Zeitung, un recensement effectué au début de cette année a révélé que le parc des Virunga abrite 480 gorilles des montagnes, soit 100 de plus qu'en 2003. Mais notre confrère tempère un peu plus loin cette bonne nouvelle en soulignant que les animaux restent extrêmement menacés. Selon les scientifiques il faut au moins 500 animaux pour que la population puisse se reproduire sainement. Les combats qui se poursuivent dans l'est du Congo ne sont pas la seule menace pour ces gorilles, le péril vient aussi du déboisement et des nombreux pièges. Mais la plus grande menace réside dans les droits de prospection pétrolière concédés par le gouvernement congolais à deux sociétés étrangères. Et cela bien que le parc des Virunga soit inscrit au patrimoine de l'humanité.

Symolbild Afrika Meningitis

Prévalence de la méningite en Afrique

La Frankfurter Allgemeine Zeitung se fait l'écho d'une autre nouvelle réjouissante: le début d'une campagne de vaccination en Afrique de l'ouest, tout d'abord au Burkina Faso, contre la méningite A. Le vaccin administré est le tout premier vaccin destiné spécialement à l'Afrique. Comme l'explique le journal, il a été mis au point en moins de dix ans pour un dixième des coûts habituels et fabriqué en Inde. Une dose coûte l'équivalent d'un demi-cent d'euro. Son avantage sur les vaccins utilisés jusqu'à présent est qu'il protège les enfants dès l'âge d'un an et que, selon les études cliniques, il assure une protection de plus longue durée.

Oelanlagen der Firma Agip in Ebocha Nigeria

Près de Port Harcourt, dans le delta du Niger

La malédiction du pétrole

La formule n'est pas nouvelle. Elle est illustrée, une fois de plus, dans un article sur le delta du Niger, la région pétrolière donc du Nigéria. Ces cinquante dernières années, lit-on dans la Frankfurter Rundschau, plus de deux milliards de litres de pétrole se sont déversés dans l'éco-système du delta du Niger. Le pays ogoni, au coeur du delta, passe pour l'une des régions les plus polluées au monde. Et cela bien que la société Shell, souligne le journal, ait arrêté sa production en pays ogoni depuis 1993. C'est là rappelle le journal que fut organisée dans les années 80 la premiere résistance, avec l'écrivain Ken Saro-Wiwa exécuté en 1995.

Junge mit Ölpumpe im Nigerdelta, Nigeria

Puits de pétrole dans le delta

Sur le même sujet, le même journal publie une interview avec le militant écologiste nigérian Nnimmo Bassey, l'un des lauréats, cette année, du prix Nobel alternatif. Nous ne demandons pas, souligne-t-il, un arrêt total de la production, nous demandons simplement de ne pas ouvrir de nouveaux puits de pétrole. Les dégâts écologiques sont énormes, les vols de pétrole gigantesques. Selon certaines estimations ils seraient aussi volumineux que la quantité de pétrole exportée officiellement, soit plus de deux millions de barrils par jour. Rien n'est fait , poursuit Nnimmo Bassey, car des membres du gouvernement et des militaires participent à ce vol. Mais demande le journaliste de la Frankfurter Rundschau, il est indéniable que la pollution du delta du Niger est aussi le résultat d'actes de sabotage. Bien sur, répond Nnimmo Bassey, les militants le reconnaissent ouvertement. Mais les sociétés pétrolières utilisent constamment les sabotages comme prétexte pour ne rien avoir à payer. Et puis ajoute-t-il, le sabotage n'est pas du vandalisme. Il a des raisons politiques, c'est sur ces raisons qu'il faut se pencher.

Plus à l'ouest de vastes gisements de pétrole sont présumés au large des côtes du Libéria. Et le quotidien Die Welt note que le gouvernement d'Ellen Johnson-Sirleaf table ici sur la transparence. Un premier pas a déjà été fait avec les diamants. Depuis 2007 le Libéria est de nouveau autorisé à vendre des diamants.

Elfenbeinküste Thabo Mbeki Besuch

La médiation de Thabo Mbeki (à g.) a échoué

 

La peur d'une nouvelle guerre civile

Cette crainte exprimée dans la presse allemande ne concerne pas le Libéria, mais son voisin ivoirien. La Côte d'Ivoire est sortie du second tour de la présidentielle avec deux présidents, l'un reconnu par les Nations unies, c'est Alassane Ouattara, l'autre, c'est Laurent Gbagbo et selon Die Welt il est hostile à tout compromis. Un partage du pouvoir est de plus en plus improbable, écrivait mercredi Die Welt. L'ancien président sud-africain Thabo Mbeki a tenté, en vain, de jouer les médiateurs au nom de l'Union africaine. Il y a deux ans, rappelle Die Welt, Mbeki s'était inspiré du modèle kenyan pour négocier au Zimbabwe un "gouvernement d'union nationale" entre Mugabe et Tsvangirai. Dans les deux cas le modèle a échoué et semble conforter Gbagbo dans l'idée que les perdants peuvent continuer à gouverner en étant tolérés par l'Union africaine. La Tageszeitung note que la communauté internationale est désemparée. Si elle ne peut rien faire bouger, ce sera aux Ivoiriens de jouer, et il n'y aura dès lors qu'une option en vue : un renversement de Gbagbo par les rebelles ou de Ouattara par l'armée. Dans ce cas les 9 000 soldats de l'ONU stationnés en Côte d'Ivoire et les 900 soldats français s'abstiendraient très probablement d'intervenir, ajoute le journal.

Pour l'hebdomadaire Die Zeit, les dernières nouvelles en provenance de la Côte d'Ivoire semblent donner raison aux théoriciens qui considèrent la démocratie occidentale comme un moyen inadéquat de pacifier des pays africains en crise. C'est la thèse que défend notamment Paul Collier, professeur à l'université d'Oxford. Une thèse apparemment confirmée, souligne Die Zeit, non seulement par l'escalade en Côte d'Ivoire mais aussi par l'échec des réformes à Madagascar et les troubles qui en Guinée ont accompagné les premières élections libres depuis la fin de la dictature militaire.

Auteur: Marie-Ange Pioerron
Edition: Georges-Ibrahim Tounkara

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