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Vu d'Allemagne

Plus dure sera la chute...

Si la presse évoque le renvoi de Jürgen Klinsmann par le Bayern, elle n'oublie pas non plus d'autres sujets plus graves comme le futur niveau des retraites ou l'arrivée du nouveau virus de la grippe porcine en Europe.

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Au Bayern, on ne plaisante pas avec l'échec.

Né au Mexique, et après s'être propagé sur le continent nord-américain, le virus débarque en Europe et peut-être bientôt en Allemagne, note die Welt. La « transatlantique » de ce nouveau virus est-elle le signe d'une nouvelle menace ? Rien d'étonnant pourtant à cette avancée. La mondialisation de l'économie est aussi celle des transports et les virus ont toujours voyagé à « dos d'homme » pour ainsi dire.

Maßnahmen in Zusammenhang mit der Schweinegrippe in Mexiko am Flughafen

Malgré les contrôles, le virus se joue des frontières et des océans...

La Tageszeitung, de Berlin, évoque le complexe de Frankenstein. Soudain, le bétail que nous exploitons pour nous nourrir devient une menace. Ce qui devait nous être utile se transforme en danger mortel. Notre nourriture nous empoisonne. Et le quotidien de tirer le parallèle entre la grippe porcine et la crise du capitalisme. Marx, d'ailleurs, s'était inspiré du schéma de l'auteur de Frankenstein : un système créé par l'Homme qui se retourne contre lui.

Filmszene Frankenstein

Symbole de l'inanité du désir humain de vouloir contrôler la Nature, le héros de Mary Shelley est plus actuel que jamais...

Face à cette « menace insaisissable » comme le titre la Süddeutsche Zeitung, le mot de pandémie a été lâché. A coup de passants masqués et d'écoles fermées, les médias illustrent la peur. La pandémie est surtout médiatique. A l'instar du virus, les informations, sérieuses ou catastrophistes, se répandent comme une traînée de poudre autour du globe. Pour l'instant, aucun expert n'est en mesure d'évaluer le potentiel de danger de cette nouvelle variante virale. Sa propagation pourtant illustre à quel point notre monde est devenu un « village global » et combien l'Homme reste fragile malgré les progrès de la médecine. En première page également du quotidien de Munich, la déclaration aux airs de fanfaronade du Ministre allemand du Travail, Olaf Scholz, qui veut garantir un niveau stable des retraites, même en temps de crise.

Die Rente als Privileg, Rente mit 67, Rentenreform

Nos retraites sont sûres, affirment les hommes politiques. Mais pour combien de temps encore ?

La Frankfurter Rundschau remarque que depuis 2006, le gouvernement fait tout pour soigner les retraités. Il est vrai qu'en période de récession, il vaut mieux ne pas asphyxier la demande intérieure cette année. Mais qu'en est-il des centaines de milliers de travailleurs qui devront se serrer la ceinture au cours des mois prochains ? Personne ne va augmenter leurs revenus. Est-ce juste ? Si la réponse est différente en fonction de l'âge que l'on a, on reste en droit de constater que la manipulation permanente du contrat générationnel en termes de retraites rend celui-ci caduc.

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