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Vu d'Allemagne

Petits et grands scandales

Les scandales de pédophilie au sein de l'Eglise catholique font de nouveau la Une de nombreux journaux, aux côtés de Guido Westerwelle, le chef de la diplomatie allemande, qui n'a pas vraiment la cote en ce moment.

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Guido Westerwelle fait la sourde oreille aux critiques

Lors sa tournée en Amérique latine, le ministre a été pointé du doigt pour avoir emmené dans sa délégation son compagnon et des mécènes du FDP, son parti.

C'est la première fois dans l'histoire de la République fédérale que l'opposition attaque de façon aussi agressive un ministre des Affaires étrangères en tournée, au risque de nuire à l'image de l'Allemagne, critique la Sächsiche Zeitung, . En plus, les accusations de népotisme ne sont basées sur aucun fait concret. Il n'existe aucune preuve que le compagnon de Guido Westerwelle ait utilisé ce voyage pour ses affaires personnelles, tout comme rien ne prouve que des hommes d'affaires aient "acheté" le privilège de faire partie de la délégation. L'opposition ne poursuit qu'un seul but : faire en sorte que l'opinion publique se souvienne du scandale.

Il faut dire que l'Allemagne se prépare à des élections régionales dans le Land le plus peuplé du pays, la Rhénanie du Nord Westphalie. La Frankfurter Allgemeine Zeitung est également d'avis que les critiques à l'égard de Guido Westerwelle auraient pu attendre son retour. Mais maintenant que le chef de la diplomatie est de nouveau sur le sol allemand, le journal estime normal de lui poser quelques questions : quand ce professionnel de la politique politicienne a-t-il perdu le sens de "ce qui se fait" et de "ce qui ne se fait pas" ? Qui conseille Guido Westerwelle lorsqu'il invite des stars, des entraîneurs de foot et des rentiers au ministère des Affaires étrangères en déclarant qu'il s'agit d'une réunion politique ? Pour la FAZ, il y a surtout une question que les Libéraux vont devoir se poser, au plus tard après les élections régionales : qu'allons-nous devenir avec Guido Westerwelle ?

Papst Benedikt XVI am 14.03.2010

Benoît XVI

Die Welt consacre sa Une aux scandales de pédophile en abordant la question du célibat des prêtres. Plusieurs évêques ont en effet appelé ce week-end à donner aux prêtres le droit de se marier, un souhait formulé depuis longtemps par les théologiens réformateurs et qui trouve un nouvel écho avec ces scandales. Un graphique intégré à l'article montre la baisse spectaculaire du nombre de séminaristes, passé de presque 700 par an dans les années 1980 à 161 en 2009. Le journal conclut par la réaction du pape Benoît XVI, qui a de nouveau refusé de revoir la question en affirmant que le célibat est un "don de Dieu".

Le pape, justement, est au centre du commentaire de la tageszeitung. Benoît XVI, incarnation de l'Autorité suprême, est lui-même concerné par les scandales de pédophilie puisqu'il était à la tête du diocèse de Munich au moment où un prêtre a été mis en cause dans une affaire d'abus sexuels. On ne peut pas encore mesurer l'étendue des dommages collatéraux, mais l'Eglise catholique va devoir changer, écrit la taz.

Pour finir, la Süddeutsche Zeitung consacre sa caricature au mur du silence qui entoure le Vatican. Au sens propre du terme puisqu'on voit la cathédrale Saint-Pierre de Rome entourée d'une muraille épaisse sur laquelle est écrit "silence, silence, silence"...

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Marie-Ange Pioerron

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