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Vu d'Allemagne

Petits compromis au sein de la grande coalition

Les journaux allemands sont mitigés face aux compromis de la grande coalition sur le salaire minimum et l’assurance-dépendance pour les soins aux personnes âgées. Après une réunion-marathon de sept heures, dans la nuit de lundi à mardi, les conservateurs et les sociaux-démocrates ont annoncé qu’ils n’avaient pas réussi à s’entendre sur l’instauration d’un salaire minimum généralisé en Allemagne. Ils ont toutefois décidé que le salaire minimum serait étendu à une dizaine de secteurs supplémentaires. Autre réforme en vue : le relèvement des cotisations vieillesse afin de financer des prestations supplémentaires pour les personnes âgées.

Y aura-t-il un jour un salaire minimum pour tous les métiers en Allemagne ?

Y aura-t-il un jour un salaire minimum pour tous les métiers en Allemagne ?

La CDU-CSU et le SPD ont lutté pendant ce qui semblait être une éternité pour trouver une ligne commune sur la question du salaire minimum et la réforme de l’assurance-dépendance, écrit la Süddeutsche Zeitung. Mais ce qui en est ressorti, ce sont des compromis minimum. Rien d’étonnant donc, à ce que les premières réactions soient négatives : pour les uns les accords de la coalition sont insuffisants, pour les autres ils vont déjà beaucoup trop loin.

La grande coalition avait promis d’aider les plus faibles, mais au bout du compte elle fait tout le contraire, affirme le journal alternatif de gauche Tageszeitung. Le refus d’instaurer un salaire minimum garanti par la loi signifie que plus d’un million de personnes vont continuer à recevoir des salaires misérables, entre 3 et 5 euros de l’heure. C’est la pauvreté malgré le travail.

Die Welt estime de son côté que les compromis trouvés apportent peut-être la paix au sein de la coalition, mais ne représentent que des inconvénients pour l’Allemagne. On promet d’améliorer les soins pour les personnes âgées, écrit le quotidien conservateur, mais sans se préoccuper du financement, qui retombera inévitablement sur les contribuables de demain. Quant au salaire minimum, il sert moins à lutter contre la pauvreté qu’à éviter la concurrence étrangère. Et le résultat de ce genre de protectionnisme, ce sont des prix plus élevés pour les consommateurs.

Seule la Frankfurter Rundschau se montre relativement satisfaite : deux petits pas en avant valent toujours mieux qu’un grand pas en arrière, c’est ce qu’il faut se dire au lendemain des petits compromis de la coalition sur le salaire minimum et les prestations vieillesse. Après tout, si les conservateurs de la CDU-CSU et les libéraux du FDP n’avaient pas manqué de peu la majorité en 2005 et étaient arrivés ensemble au pouvoir, on ne parlerait aujourd’hui certainement pas de salaire minimum. Il faut donc voir les côtés positifs, estime le journal de centre gauche : l’assurance-dépendance va enfin être améliorée, particulièrement en ce qui concerne les maladies spécifiques au vieillissement et les soins à domiciles. Quant au salaire minimum, il va être étendu à au moins une douzaine de branches.

  • Date 20.06.2007
  • Auteur Aude Gensbittel
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