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Vu d'Allemagne

Pervez Musharraf, un « anti-démocrate »

Parmi les thèmes qui intéressent les journaux allemands, ce lundi : le retour au pays de l'ancien président pakistanais Pervez Musharraf et les efforts européens pour "sauver" l'économie chypriote.

Pervez Musharraf à Dubaï, peu avant son retour au Pakistan (Photo : Reuters / Mohammad Abu Omar)

Pervez Musharraf à Dubaï, peu avant son retour au Pakistan

Pervez Musharraf, ex-général-président du Pakistan, veut s'aligner lors des prochaines élections. La Süddeutsche Zeitung rappelle qu'en 1999, lorsqu'il est arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État, la population lui en a été reconnaissante. Il chassait ainsi une caste d'hommes politiques corrompue et incapable, libéralisait les médias et faisait avancer les pourparlers de paix avec l'Inde.

Mais plus que tout, Musharraf était un anti-démocrate, qui s'en est pris à la justice lorsque celle-ci n'a plus toléré ses cavaliers-seuls. Et le journal craint que ce retour ne vienne déstabiliser le pays, à un moment où, pour la première fois dans cette démocratie de casernes, un soupçon de changement est perceptible. Et où un gouvernement dirigé par des civils, et non des militaires, termine un mandat complet.

Quant à la crise de la dette, die tageszeitung se montre très inquiète : avec Chypre, on essaye de donner un exemple. La question est : lequel ? Officiellement, il s'agit d'en finir avec le blanchiment d'argent, la fraude fiscale et les affaires louches. Mais selon le journal, le vrai exemple est fait non pas seulement pour Chypre mais pour toute l'Europe.

Die tageszeitung voit d'un mauvais œil la politique menée par Berlin dans la crise chypriote (Photo : Reuters / Thomas Peter)

Die tageszeitung voit d'un mauvais œil la politique menée par Berlin dans la crise chypriote

Cette tentative de la troïka de ponctionner l'épargne des Chypriotes n'est qu'un début. Même si Chypre doit être sauvé en dernière minute, désormais tout le monde le sait : on ne peut plus se reposer sur la loi. À la fin, une seule chose compte : ce que veut Berlin, et ce qu'autorise la Banque centrale européenne.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung n'est pas du tout du même avis. Pour le journal, cette crise de la dette est si complexe que la plupart des parlementaires ne sont pas capables d'évaluer les conséquences de leurs actions, pas plus qu'ils ne peuvent expliquer à la population ce qui l'attend.

Les citoyens, de leur côté, ont souvent prouvé qu'ils n'honorent que rarement la sincérité des décideurs politiques lorsque la vérité est amère. L'Europe ne peut plus se permettre tout cela. La démocratie européenne a besoin de solidarité : chaque Parlement national doit savoir qu'il porte la responsabilité de ce qu'il advient à l'Europe entière.

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