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International

Pays arabes : la révolte qui gronde

Parti de Tunisie, le mouvement de contestation a gagné l’Egypte puis plusieurs autres pays arabes. Les régimes de la région se voient confrontés à un vent de révolte populaire qui a soif de démocratisation.

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Vendredi dernier, les manifestants étaient plusieurs dizaines de milliers à Sanaa

On rencontre de tels mouvements de contestation en Syrie et au Yémen, où le régime du président Ali Abdullah Saleh, fortement contesté depuis fin janvier, a encore renforcé les mesures de sécurité lors de la journée de prière du vendredi.

Le régime a nommé cette journée " vendredi du dialogue", terme cynique pour de nombreux Yéménites victimes de la répression. Dans la capitale, Sanaa, le président Saleh a harangué une foule de plusieurs milliers de ses partisans et fustigé l’opposition qui serait selon lui manipulée par "l’étranger".

Jemen Präsident Ali Abdallah Saleh

Le président yéménite Ali Abdullah Saleh

Il a aussi démenti des déclarations de l’opposition sur internet accusant le régime d’avoir pris 150 millions de dollars dans les caisses de la Yemen Petroleum Investment Company pour payer la mobilisation de ses partisans. Le "vendredi de la détermination", c’est le slogan qui rassemble des milliers de manifestants hostiles au régime et dont la principale revendication est claire : le départ du président Saleh, qui se maintient au pouvoir depuis 32 ans déjà.

Jeudi soir, des chefs tribaux et des ecclésiastiques se sont à leur tour ralliés au mouvement de contestation, réclamant dans un communiqué « la démission immédiate du président de la République et le limogeage de tous les membres de sa familles dans l'armée et l'appareil sécuritaire de l'Etat ».

A ce jour, la répression des manifestations aurait fait au moins 116 morts.

En Syrie, les manifestations contre le régime du président Bachar el-Assad se sont poursuivies un peu partout dans le pays ce vendredi. Devant la mosquée Salam de Damas, environ 250 personnes se sont rasssemblées. Jusqu’a présent, aucune manifestation de masse n’a eu lieu dans la capitale, fortement contrôlée par les services de sécurité. Mais des manifestations plus importantes se déroulent dans les villes de Deir el Zor, dans le nord-est, à Banias dans l’ouest, ainsi qu’à Deraa, haut lieu de la contestation dans le sud, comme depuis quatre semaines maintenant pour revendiquer des réformes. Des réformes d’ailleurs promises récemment encore dans un discours à la nation par le président syrien.

Face aux revendications de la population, le régime de Bachar el-Assad - depuis onze ans au pouvoir - répond par un mélange de répression brutale et des faux-semblant d'ouverture. Ainsi, jeudi, le président a formé un nouveau gouvernement et ordonné la libération de tous les détenus arrêtés lors des manifestations des dernières semaines.

Syrien Banyas

Des manifestantes contre le régime du président Assad à Banias, en Syrie

Mais Bachar el-Assad n'a levé ni l'état d'urgence en vigueur depuis 1963, ni l'interdiction des mouvements d'opposition. La redoutée police secrète du parti Baas joue toujours un rôle majeur dans la répression du mouvement de contestation.

Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, la répression du mouvement pour la démocratie aurait fait 200 morts et des opposant arrêtés auraient été torturés.Auteur : Philippe Pognan
Edition : Georges Ibrahim Tounkara

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