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Vu d'Allemagne

Pauvreté et travail

La presse allemande d'aujourd'hui se consacre surtout à l'accord tarifaire intervenu hier dans la fonction publique, au débat sur le salaire minimum et à la procédure d'interdiction ouverte à Ankara contre l'AKP.

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Pauvre malgré du travail ! Voilà ce que dit ce manifestant. Et de fait, le salaire minimum dans certains secteurs est urgemment nécessaire...

Si les quotidiens apprécient que le spectre d'une grève générale indéterminée soit désormais banni, certains saluent le caractère raisonnable des augmentations ainsi accordées. A l'image de la Frankfurter Rundschau pour qui ces 5,1 pour cent, s'ils sont la concession la plus élevée jamais intervenue depuis 16 ans, restent malgré tout fondés. Et il ne fait que des heureux : d'une part les employés qui participent enfin à la croissance. De l'autre, les citoyens qui ne devront pas affronter la fermeture des crèches, les ordures non ramassées et les transports publics en grève.

Pour d'autres journaux comme la Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette paix sociale est chèrement payée. Certes, la grève massive est évitée mais une telle augmentation des salaires sera trop lourde à porter pour l'Etat et les communes, lorsque la conjoncture faiblira.

Au bout du compte, ce sont les contribuable qui paieront la note, proteste également die Welt. Avec l'augmentation des impôts locaux et la perte de leurs emplois pour les employés du service public. Le quotidien revient également dans ses colonnes sur le salaire minimum et remarque que la ruée prédit par le SPD et les syndicats ne s'est pas produite. Sept branches industrielles seulement veulent être inscrites dans la loi sur le salaire minimum.

Avec 3 euros 06, l'heure, ce que touche une coiffeuse en Saxe merci la CDU ! titre la Tageszeitung qui fustige : le problème est que patronat et chrétiens-démocrates résistent avec acharnement au salaire minimum sans véritable argument à leur décharge. Ce salaire minimum n'est rien d'autre qu'un frein d'urgence contre les tentatives éhontés d'exploitation des travailleurs. C'est le thème de campagne électoral idéal pour 2009 et le SPD pourrait ainsi rassembler syndicats et prolétariat sous sa bannière.

La bannière de l'AKP, elle, est menacée de ne plus flotter sur Ankara, comme le dit la Süddeutsche Zeitung. Accusé de vouloir renverser l'ordre séculaire de la république, l'AKP a autorisé le voile islamique à l'université. Serait-il islamiste ? Non, répond le journal. Il est trop populaire, c'est tout. Et s'il est interdit, ce sera une atteinte massive à l'ouverture du pays, à la démocratie et aux Droits de l'Homme, ainsi qu'à son rapprochement vers l'Europe.

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