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Vu d'Allemagne

Pas de place pour les journalistes turcs

Aucun média turc n'a pu s'accréditer pour le procès de la NSU qui s'ouvre le 17 avril à Munich. Le groupuscule néonazi est accusé d'avoir assassiné dix personnes, dont huit Turcs. Indignation dans la presse allemande.

C'est dans cette salle que doit être jugée Beate Zschäpe, unique survivante du groupuscule néonazi NSU

C'est dans cette salle que doit être jugée Beate Zschäpe, unique survivante du groupuscule néonazi NSU

C'est une honte pour l'Allemagne, s'indigne la BILD-Zeitung, le quotidien le plus lu du pays. Trois extrémistes allemands ont probablement assassiné huit Turcs, un Grec et une policière. Les autorités allemandes n'ont pas été fichues de mener correctement les enquêtes. Et maintenant que le procès va enfin s'ouvrir, il n'y a pas de place pour les journalistes turcs ? Étant donné qu'il s'agit d'actes racistes, on pourrait attendre du tribunal un peu de finesse. Et un peu moins d'étroitesse d'esprit. Le journal est prêt à céder son accréditation à un journaliste du quotidien turc Hürriyet.

Le tribunal de Munich n'a pas exclu volontairement les journalistes turcs, souligne la Süddeutsche Zeitung. Il ne dispose malheureusement pas d'une salle assez grande pour répondre à l'intérêt médiatique autour de ce procès et a dû limiter à 50 le nombre de journalistes accrédités. Les plus rapides ont obtenu une place, les autres non. On aurait pu toutefois envisager d'autres solutions, comme définir un quota d'accréditations pour les médias étrangers. Cela s'est déjà vu dans d'autres grandes affaires, rappelle le quotidien qui plaide pour une retransmission vidéo des audiences, afin que les journalistes puissent faire leur travail.

La Russie sur la voie de la dictature ?

Les journaux commentent par ailleurs le froid entre Berlin et Moscou depuis les perquisitions effectuées dans les bureaux d'une centaine d'ONG nationales et internationales en Russie.

Le bureau de Moscou de l'organisation de défense des droits de l'homme russe Memorial fait partie des locaux perquisitionnés

Le bureau de Moscou de l'organisation de défense des droits de l'homme russe Memorial fait partie des locaux perquisitionnés

À propos de la vaste "opération de contrôle" menée en début de semaine contre des ONG en Russie, la Frankfurter Allgemeine Zeitung voit le pays de Vladimir Poutine se diriger tout droit vers une dictature. On n'en est pas encore là, car il existe encore des médias dans lesquels les dirigeants sont ouvertement critiqués. Il y a également une opposition légale et même une société civile. Mais les perquisitions effectuées dans des ONG telles que Memorial ou Amnesty International et des fondations allemandes témoignent d'une tentative d'intimidation et de diffamation.

Die Welt dénonce un climat général de défiance. Les Russes, et en particulier le Kremlin, sont exaspérés par les reproches moralisateurs émis par l'Occident, et qui s'expriment également indirectement dans le travail des fondations et des ONG. Le quotidien conseille au gouvernement allemand de ne pas en faire une affaire d'État, mais de réclamer fermement la fin de ces chicaneries. Pour l'Allemagne et la Russie, d'autres sujets plus importants - du contrôle des armes à la sécurité énergétique, en passant par la Syrie et la Corée du Nord - sont inscrits tout en haut de l'agenda.

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