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International

Pas d'accalmie en vue au Proche-Orient

Au sixième jour de l'offensive israélienne sur la bande de Gaza, le bilan des victimes ne cesse d'e s'alourdir. Malgré l'intervention de l'État hébreu, les roquettes continuent de s'abattre sur son territoire.

C'est l'offensive la plus meurtrière depuis l'opération "Pilier de Défense" en novembre 2012, qui avait déjà pour objectif de faire cesser les tirs de roquette depuis Gaza. À l'époque, 177 Palestiniens et six Israéliens avaient été tués. Cette fois-ci, six jours après le début des frappes israéliennes, ce bilan est déjà pratiquement atteint avec au moins 166 morts côté palestinien, dont 70% de civils, et plus d'un millier de blessés. La journée de samedi a été particulièrement sanglante avec 56 tués selon les services de secours.

Exode de la population

Malgré les appels internationaux à cesser le feu, Israël affiche sa détermination d'en finir avec les lanceurs de roquettes. Alors que les dirigeants israéliens ont multiplié ces derniers jours les menaces d'une offensive terrestre de grande envergure, un commando de marine a fait une première incursion dimanche matin par la mer pour détruire un site de lancement du Hamas.

Depuis le début de l'opération, Israël a effectué plus de 1.330 frappes aériennes

Depuis le début de l'opération, Israël a effectué plus de 1.330 frappes aériennes

L'armée israélienne a également largué des tracts au-dessus de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, pour appeler la population à "quitter immédiatement" la zone. "Ces tracts demandent aux résidents de Beit Lahiya de s'éloigner, pour leur sécurité, des activistes du Hamas et des sites où ils opèrent", a déclaré l'armée dans un communiqué. C'est la première fois qu'un ultimatum est fixé à la population depuis le début de l'offensive. Des milliers de Gazaouis ont abandonné leur domicile, emportant ce qu'ils pouvaient avec eux. Environ 4.000 habitants se sont réfugiés dans des écoles gérées par l'UNRWA, l'Agence de l'Onu pour les réfugiés palestiniens.

Toujours des roquettes

La nouvelle spirale de violences a été enclenchée après l'enlèvement en juin et le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribués par Israël au Hamas, suivis de l'assassinat d'un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes juifs.

Les système de défense anti-aérienne ont intercepté plus de 120 roquettes

Les système de défense anti-aérienne ont intercepté plus de 120 roquettes

À la radio militaire israélienne, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu a promis de "frapper le Hamas avec de plus en plus d'intensité". Selon lui, les radicaux palestiniens "utilisent la population comme un bouclier humain".

Mais ces menaces ne semblent pas impressionner le Hamas. Deux heures après l'annonce du raid du commando de la marine israélienne, une salve de roquettes longue portée a été tirée en direction du territoire israélien, et les sirènes ont retenti à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv et dans certaines villes de banlieue. À Tel Aviv, le système de défense anti-aérienne a intercepté deux nouveaux missiles. Au total, près de 800 roquettes ont touché le sol israélien et plus de 150 ont été interceptées depuis le déclenchement des hostilités.

Appels à la trêve

Alors que la situation semble bloquée, les appels à la trêve peinent à se faire entendre. Le Conseil de sécurité de l'Onu a exhorté samedi les deux parties à mettre un terme aux hostilités et à protéger les civils.

Frank-Walter Steinmeier sera au Proche-Orient lundi et mardi

Frank-Walter Steinmeier sera au Proche-Orient lundi et mardi

Le pape François a lui aussi lancé un appel au "retour de la paix" au Proche-Orient. S'adressant aux pèlerins et touristes massés place Saint-Pierre, le souverain pontife a demandé aux autorités internationales et régionales de "n'épargner aucun effort pour arrêter toutes les hostilités et suivre la voie de la paix, souhaitée pour le bien de tous".

Les chefs de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, et italienne, Federica Mogherini, sont attendus cette semaine dans la région où ils rencontreront les dirigeants israéliens et palestiniens. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a pour sa part demandé, dans une lettre adressée au secrétaire général Ban Ki-moon, de placer officiellement l'Etat de Palestine "sous le système de protection internationale de l'ONU".

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