Partenariat privilégié Chine-Grèce | International | DW | 05.10.2010
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International

Partenariat privilégié Chine-Grèce

La Grèce doit rembourser une dette publique parmi les plus élevèes de la zône euro. La Chine a assuré Athènes de son soutien et promis d'acheter des obligations gecques lorsque leur émission reprendra.

Greek Prime minister George Papandreou, right, and his Chinese counterpart Wen Jiabao , clap hands during the signing ceremony of 11 private business deals and two state cooperation agreements for trade and cultural affairs between the two countries in Athens, Saturday, Oct. 2, 2010. Chinese Premier Wen Jiabao vowed Saturday to double trade with Greece within five years, and to buy Greek bonds when the crisis-hit country returns to international markets. (AP Photo/Petros Giannakouris

Le premier ministre grec George Papandreou est soutenu par le premier ministre chinois Wen Jiabao

Le gouvernement grec a présenté un projet de budget 2011 marqué par l'austérité pour arriver à sortir le pays de la crise de la dette. Une dette publique parmi les plus élevées de la zone euro. Athènes doit donc convaincre les investisseurs étrangers pour pouvoir emprunter sur les marchés à des taux abordables. La Chine a assuré Athènes de son soutien mais pourquoi cet intérêt chinois?

Le premier ministre chinois Wen Jiabao a en effet entamé sa tournée européenne vendredi par Athènes. Il y a annoncé que son pays allait faire un effort pour soutenir les pays de la zone euro et en particulier la Grèce. La Grèce sauvée, on s'en souvient, in extremis de la faillite en mai dernier par le fonds de soutien de l'UE et du Fond monétaire international. En échange, Pékin signe avec ce pays une série de 13 accords. Ils permettront le développement des investissements chinois en Grèce. C'est ce que le premier ministre grec Georges Papandréou a qualifié de "partenariat stratégique".

Greek Prime minister George Papandreou, left, and his Chinese counterpart Wen Jiabao pose for a picture in front of the ancient Parthenon temple at the Acropolis hill in Athens, Sunday, Oct. 3, 2010. Wen vowed Saturday to double trade with Greece within five years, and to buy Greek bonds when the crisis-hit country returns to international markets. (AP Photo/Petros Giannakouris)

Coulisse antique pour des relations sur fond d'intérêts sonnants et trébuchants.

Tête de pont chinoise

L'aimable déclaration du premier ministre chinois faite devant l'Acropole recouvre en fait une réalité commerciale. La Chine profite des besoins en argent de la Grèce et veut utiliser ce pays comme tête de pont vers l'Europe mais aussi les Balkans, l'Afrique du nord et le moyen Orient. D'ores et déjà c'est une entreprise étatique chinoise de transport qui pilote le port à containers du Pirée à Athènes. Elle va étendre sa main-mise sur le second port du pays, celui de Salonique dans le nord. Pékin s'intéresse aussi aux chemins de fer grecs et à d'autres branches de l'infrastructure du pays. En outre, les armateurs grecs, vont obtenir un crédit de 3,6 milliards d'euros pour acheter des bateaux qui serviront bien sûr à transporter des marchandises chinoises vers l'Europe.

Bon placement

La crise économque n'a pas touché la Chine et ce pays dispose d'importantes réserves financières qu'il doit placer. Si possible avec un bon rendement. Les emprunts des pays en difficulté économique sont intéressants car ils rapportent beaucoup. Mais l'appétit chinois va au-delà : il se tourne vers les matières premières et les mines, mais aussi les firmes européennes. Pékin a déjà acheté des firmes prestigieuses comme Volvo ou le plus grand fabricant de piles au lithium, indispensables pour les voitures électriques. Seuls jusqu'à présent, la France et l'Australie ont interdit l'achat de leurs entreprises. Cela n'empêche pas Paris, comme Bruxelles de se féliciter du soutien du Goliath chinois à la petite Grèce.

Auteur: Elisabeth Cadot

Edition: Ibrahim Tounkara

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