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Afrique

Parité au Sénégal : où en est-on ?

Le 28 mai 2010, le Sénégal adoptait une loi pour amener plus de parité entre hommes et femmes dans les instances politiques. Réelle avancée ou contrainte inutile ? Sept ans après, cette loi divise toujours.

Cette loi promulguée en mai 2010 par le gouvernement d'Abdoulaye Wade avait créé une petite révolution. Sept ans après, Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente de l'Association des Juristes Sénégalaises, salue cette avancée : “On peut dire que c’est une grand satisfaction pour nous les femmes au Sénégal. C’est une loi qui concerne uniquement les instances politiques, électives et semi-électives. Au Sénégal, les femmes s’impliquent beaucoup dans la politique. Mais malheureusement, elles n’étaient utilisées que pour faire élire les hommes. Et cette loi a faire en sorte que les femmes puissent bénéficier des retombées de leur implication  dans la mobilisation politique, dans l'organisation des partis politiques." 

Des femmes peu formées à la politique?

Le Sénégal a alors connu un bond historique dans la représentation des femmes qui a atteint les 47% au Parlement. Mais Bassa Diawara, secrétaire exécutif de l'association Casades qui accompagne les femmes sur les questions d'autonomisation, regrette que celles qui ont accédé aux instances n'aient pas été formées: "Le but final, c’était non d’avoir une représentation de quantité mais plutôt de qualité. Je pense que si nous faisons une évaluation parce que nous travaillons avec les femmes, on se rend compte que nous n'avons pas la qualité, si on reconnaît que l'ensemble des communes sont des communes rurales : les femmes sont arrivées par la parité et elles ne savent pas quoi faire. D’autres ne savent même pas écrire. Parce que des fois, en confectionnant ces listes, on va chercher des femmes parce qu'il faut des femmes."

De son côté, Fatoumata Guèye Ndiaye souligne que l'on ne demande pas non plus aux hommes d'être formés. La présidente de l'Association des Juristes Sénégalaises regrette par ailleurs que la loi soit actuellement remise en question: "C’est vrai il y a des détracteurs : il y a un parlementaire qui veut qu’on revienne sur cette loi et qui le dit publiquement. C’est vrai que nous savons aussi qu’il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Mais ma conviction en tant que juriste qui ai beaucoup lutté pour cette loi-là, c’est qu’au Sénégal, cette avancée, c’est un acquis qui est là."

Cet acquis, l'Association des Juristes Sénégalaises compte bien le consolider dans les années à venir.  
 

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