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Allemagne magazine

Pacte avec le diable

Voilà 80 ans que le Vatican et les nazis signaient le Concordat. Ce texte, qui visait à l'époque déjà à protéger les droits des catholiques en Allemagne, est toujours en vigueur aujourd'hui.

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Lors de la signature du Concordat, à Rome, 20 juillet 1933

Concordat, c'est un mot qui vient du latin Concordatum qui veut dire un accord, un traité. Récemment, le gouvernement du Cap Vert et le Saint-Siège en ont signé un pour clarifier leurs relations dans des domaines comme l'éducation ou la famille. Il y a 80 ans, c'était le gouvernement d'Adolf Hitler et l'Eglise catholique, alors dirigée par le pape Pie XI, qui faisait de même. Explications de Hubert Wolf, historien et professeur à l'université de Münster dans l'ouest de l'Allemagne.

L'espoir exploité

On les voit dans les champs, sur les chantiers, ou à la plonge des restaurants : les travailleurs migrants. Les travailleurs migrants sont, selon la définition officielle de l’ONU, des personnes qui travaillent loin de chez eux, souvent dans un autre pays que le leur, et reviennent de temps à autre voir leur famille. En Allemagne, les travailleurs migrants viennent souvent de l’Est de l’Europe : de Pologne, de République Tchèque, de Roumanie, de Bulgarie. Personne ne sait exactement combien ils sont – plusieurs centaines de milliers en tout cas. Ils font tourner l’économie allemande en acceptant les travaux les plus durs et les moins bien payés. À Munich, la capitale de la Bavière, le taux de chômage est très bas, actuellement 4,6%. Beaucoup s’y installent donc, à la recherche d’un futur plus rose que dans leur pays. Mais leur exploitation fait partie du système. Un reportage d'Isabelle Hartmann.

Écouter l'audio 12:29

Le Concordat du 20 juillet 1933 et les travailleurs migrants

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