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Afrique

Pétition pour une coexistence au Gabon

Tous les regards sont tournés vers la cour constitutionnelle gabonaise. Or en attendant les résultats définitifs, dans les coulisses, des tentatives d'apaisement de la tension post-électorale se mettent en place.

L'une des initiatives de paix au Gabon est celle initiée par l'intellectuel béninois Albert Tévoédjrè. Fondateur du Centre panafricain de prospective sociale (CPPS) et ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, Albert Tévoédjrè a récemment séjourné au Gabon où il a rencontré des acteurs religieux de premier rang, la présidente de la cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mburantsuo et l'opposant Jean Ping. Son message : dialoguer et s'entendre sur une issue pacifique. Albert Tévoédjrè et ses pairs proposent une forme de gouvernement d'union nationale :

Ne pas laisser le Gabon brûler

"Absolument ! Que pouvez-vous faire ? Personne n'a gagné de manière claire. Avec six mille voix de différence, il est évident qu'il faut trouver un moyen de combiner les forces pour que le Gabon devienne un pays de développement exemplaire. Ils en ont les moyens."

Albert Tévoédjrè dit avoir senti de part et d'autres une disposition à agir en ce sens. Mais officiellement, le camp de l'opposant Jean Ping n'est pas d'accord. Nous avons tenté d'avoir une réaction de Monsieur Ping qui n'était pas disponible. C'est donc John Nambo, professeur de droit et un membre du cercle rapproché de Ping qui nous répond :

" Irrecevable. Les Gabonais veulent une démocratie à l'occidentale comme ça se passe. Parce que ça commence comme ça, partager le pouvoir et le peuple constitue les gros dindons de la farce, ça suffit comme ça, c'est la fin ! On recompte les voix, Ping a gagné les élections, il s'en va un point un trait. Il n'y a rien à négocier ! On a fait ça plusieurs fois, et on en est là. C'est le résultat de ces consensus, ces conférences nationales bradées. C'est ça le résultat!"

La tension demeure vive

Des informations circulent faisant état de manquements dans les documents fournis à la cour constitutionnelle par le camp de l'opposant Ping. Des manquements pouvant faire invalider le recours. Interpellé sur le sujet, le professeur John Nambo répond :

"Vous savez, au moment où je vous parle, ils sont en train de se préparer à payer les magistrats de la cour, trois milliards ! Trois milliards chacun ! Ne pensez quand-même pas que nous avons envoyé des faux (documents, ndlr) ! Nous avons les originaux. S'ils veulent les voir ils peuvent les voir. S'ils ont des doutes sur certains, qu'ils appellent nos avocats, on leur donne les originaux et ils verront !"

Vendredi, la Cour constitutionnelle a transmis les accusations de Jean Ping aux avocats d'Ali Bongo Ondimba. Ceux-ci ont disposé d'un délai de cinq jours qui s'achève ce mardi, pour préparer leur défense et soumettre leurs arguments à la Cour.

Audios et vidéos sur le sujet

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