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International

Ouverture du procès du "camion charnier"

Vingt-deux mois après la mort atroce de 71 migrants dans un camion frigorifique retrouvé en Autriche en août 2015, le procès des trafiquants responsables de ce tragique transport s'est ouvert ce mercredi en Hongrie.

Le 27 août 2015, la police autrichienne avait découvert le camion frigorifique abandonné sur une autoroute à Parndorf, près de la frontière hongroise. À bord : les cadavres de 71 migrants originaires de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. Entassés dans 14 mètres carrés dans la remorque du camion, ils sont morts étouffés.

Le drame avait choqué le monde entier et favorisé l'ouverture des frontières aux centaines de milliers de migrants qui essaient de rallier l'ouest du continent.

Une enquête conduite par les médias allemands NDR, WDR et Süddeutsche Zeitung a établi que la police hongroise avait mit sur écoute les passeurs. Cette conversation téléphonique entre Metodi G., un des membres de la bande de trafiquants, et Samsoor L., considéré comme le chef du réseau, datant de deux semaines avant le trajet en question a été enregistrée. En voici un extrait : 

Samsoor L. : "Non, non, non! Il ne peut pas ouvrir la porte! Sinon, les gens vont s'enfuir!"

Metodi G. : "Je sais ! Mais comment veux-tu qu'il leur donner de l'eau ?"

Samsoor L. : "Il ne peut pas leur donner de l'eau. Dis-lui de continuer sa route. Et s'il meurent, il doit les décharger dans une forêt en Allemagne."

Le problème c'est que les conversations n’ont pas été suivies en direct. Elles ont seulement été traduites et exploitées après la mort affreuse des migrants. Gabor Schmidt, le porte-parole du parquet, rejette donc le reproche selon lequel le drame aurait pu être empêché.

C’est à Kecskemet en Hongrie que se déroule le procès qui s'appuie sur 59.000 pages de procédure et qui durera plusieurs mois. Les accusés seront entendus à partir de jeudi. Des peines privatives de liberté allant jusqu'à vingt ans pourraient être requises à l'encontre des dix trafiquants. Un onzième accusé est jugé par défaut. Les quatre accusés principaux, dont Samsoor L. risquent, eux, la perpétuité.

 

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