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International

Ouverture du procès contre des néo-nazis

Ce procès déjà qualifié d'« historique » doit faire la lumière sur dix meurtres dont neuf à caractère racistes commis en Allemagne entre 2000 et 2007. La première audience s'est ouverte lundi à Munich.

La principale prévenue est Beate Zschäpe, la seule survivante du groupuscule NSU qui est soupçonnée d'avoir assassiné froidement huit Turcs, un Grec et une policière allemande. Un rappel des faits et les attentes liées à ce procès.

En février 2012, lors d'une cérémonie officielle en hommage aux victimes, la chancelière allemande Angela Merkel fait une promesse solennelle :

« En tant que chancelière de la République Fédérale d'Allemagne je vous promets : nous ferons tout pour faire la lumière sur ces meurtres, trouver les instigateurs et complices et pour que la justice leur inflige la peine qu'ils méritent. »

Erster Tag NSU-Prozess

Beate Zschäpe, l'accusée principale du groupuscule NSU

Il faut dire que pendant plus d'une décennie, les meurtriers qui ont abattu neuf étrangers (8 Turcs et un Grec) et une policière n'ont pas été trouvés. Les enquêteurs suivaient uniquement des pistes dans les milieux de la drogue, d'une « mafia turque » ou de groupes islamistes, allant même jusqu'à soupçonner les familles des victimes.

Coup de filet par hasard

Ce n'est que par hasard en novembre 2011 que l'identité des vrais meurtriers a été dévoilée. Après un braquage de banque manqué, Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt mettent le feu à leur caravane avant de se suicider. Les policiers les identifient comme deux néo-nazis connus des services de police mais qui avaient disparu vers la fin des années 1990.

Mais ce n'est que l'après midi du même jour que les policiers découvrent dans un appartement incendié par Beate Zschäpe le pistolet ayant servi pour les dix meurtres ainsi qu' une profession de foi du groupe NSU (Clandestinité nationale-socialiste) dans laquelle les trois néonazis revendiquent leurs crimes. Quatre jours plus tard, Beate Zschäpe se livre elle-même à la police. Depuis, elle se tait. Quatre autres personnes, accusées d'avoir soutenu le trio néo-nazi, comparaissent à ses côtés.

Les services de renseignement en cause

En ignorant la piste néo-nazie, ils se sont attiré les critiques de toute part et plusieurs commissions d'enquête parlementaires ont été ouvertes pour expliquer leurs errements.

La communauté turque en particulier suit l'affaire avec émotion.

Police face protesters holding placards against racism and neo-Nazis outside the courthouse, where the trial against Beate Zschaepe, a member of the neo-Nazi group National Socialist Underground (NSU), started in Munich May 6, 2013. The surviving member of the NSU blamed for a series of racist murders that scandalised Germany and shamed its authorities goes on trial on Monday in one of the most anticipated court cases in recent German history. The trial in Munich will focus on 38-year-old Zschaepe, who is charged with complicity in the murder of eight Turks, a Greek and a policewoman between 2000-2007, as well as two bombings in immigrant areas of Cologne, and 15 bank robberies. REUTERS/Kai Pfaffenbach (GERMANY - Tags: CIVIL UNREST CRIME LAW POLITICS)

Des manifestants anti-racisme devant le tribunal

Semiya Simsek Allemande d'origine turque, dont le père a été la première victime de ces meurtres racistes, avait posé la question :

« Est ce que je suis chez moi en Allemagne ? Evidemment, mais comment puis je encore en être sûre si il y a des gens ici qui ne veulent pas ma présence et qui détruisent mon existence et tuent mes parents parce qu'ils viennent d'un autre pays ? Dois-je partir ? Non, cela ne peut être la solution ! »

Semiya Simsek comme la grande majorité des Allemands, qu'ils soient d'origine étrangère ou non, veulent avant tout que les coupables encore en vie soient châtiés.

Plus de 600 témoins doivent être entendus à la barre, et, selon les autorités judiciaires, le déroulement du procès devrait durer plus d'une année.

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