1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Allemagne

Ouverture du Forum Mondial des Médias

Comment veut-on vivre à l'avenir? Avec un système économique basé sur la seule croissance et non sur la justice sociale? Doit -il y avoir des limites à la croissance et à la production? Questions au centre de ce forum.

default

Erik Bettermann, directeur général de la Deutsche Welle

Les réserves énergétiques fossiles sont polluantes et limitées. Aussi quand on parle aujourd'hui de croissance économique, on s'empresse de souligner qu'il doit s'agir d'une croissance "durable“ ou "verte, écologique ". Mais croissance et écologie ne sont-elles pas contradictoires ? Peut-on avoir une économie viable, sans croissance ? Ces questions sont au coeur de la sixième édition du GMF, le Forum Mondial des Médias organisé par la Deutsche Welle sous le titre : « L'avenir de la croissance- Economie, Valeurs et Médias ». Plus de 2 000 personnes, venues de différentes branches et différents pays, du monde des médias mais aussi de l'économie, de la politique et du développement participent à la rencontre, qui se tient jusqu'au 19 juin, à Bonn, dans l'enceinte de l'ancien Bundestag.

Global Media Forum 2013 Eröffnungsfeier

Forum Mondial des Médias 2013 Cérémonie d'ouverture

Une quarantaine d'ateliers

Les 40 groupes de travail se penchent sur divers aspects de la politique énergétique et la croissance économique. Dans un groupe on trouve aussi bien une militante pour les droits de l'Homme du Tchad, que l'attaché de presse d'une grande chaîne commerciale, un ministre de la culture comme une jeune sénatrice du Kénya , un spécialiste du problème de la désertification ou encore un dissident chinois. Des débats et des échanges avec des participants venus, donc, des quatre coins du monde, et de différentes origines sociales ou politiques.

Entre économie et écologie

Parmi les thèmes abordés lors du forum : les interactions entre climat et économie. Si les États ne freinent pas leurs émissions de gaz à effet de serre, la température annuelle moyenne de la planète aura augmenté de 5,3 degrés d'ici la fin du siècle, selon les experts de l'Agence Internationale à l'Energie.

Global Media Forum GMF 2012

Des participants venus du monde entier

Mais jusqu'ici toutes les négociations sur une limitation effective des émissions de Co2 ont échoué, les intérêts des pays étant trop différents. Selon Carl Christian von Weizsäcker de l'Institut Max Planck , une réduction sensible de la consommation de charbon et de pétrole dans les pays développés entraîne automatiquement une baisse du prix de ces ressources, ce qui a un impact néfaste sur les pays exportateurs.

Des choix pour l'avenir

Si dans les pays occidentaux, nombre de protecteurs de l'environnement rêvent d'une croissance zéro, globalement, cela n'est pas une alternative sérieuse selon Ottmar Edenhofer de l'Institut de recherche sur les conséquences climatiques à Potsdam:

Ottmar Edenhofer

Ottmar Edenhofer

"Si nous avions une croissance zéro, les énormes inégalités entre par exemple l'Afrique et l'Europe, entre l'Afrique et l'Amérique seraient de plus en plus inacceptables. J'ai calculé que les Etats-Unis devraient réduire de 80 % leur produit intérieur brut, pour qu'en Afrique les gens aient à peu près le même niveau de vie qu'en Amérique Latine. Cela s'accompagnerait de gros conflits sociaux."

Pas de limitation de la croissance, pas d'accord international efficace pour la protection du climat, bien des gens voient déjà le monde aller à sa perte. Le professeur en sciences économiques Karl-Heinz Paqué conseille de garder sa sérénité :

"Imaginez-vous que l'on soit en 1913, cent ans en arrière. Et vous auriez fait un pronostic sur l'avenir du monde en vous basant sur le niveau technologique de l'époque. Ce qui s'est passé depuis - en moins de trois générations- vous n'auriez jamais pu l'imaginer. Ainsi va le monde. Nous devons donc être modestes et réservés quant à nos pronostics !"

En d'autres termes : pas de panique ! Les hommes trouveront certainement les moyens de s'adapter.