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International

"Ouf" de soulagement en Autriche

C'est finalement le candidat centriste indépendant, ancien écologiste, Alexander Van der Bellen, qui a été élu président, avec 50,3%. Mais le candidat d'extrême-droite Norbert Hofer réussit une belle percée.

Le suspense aura été à son comble jusqu'au bout puisqu'il a fallu attendre le dépouillement des votes par correspondances pour le départager de son rival d'extrême-droite Norbert Hofer. Les électeurs, eux, ont sanctionné les deux partis traditionnels, même si les fonctions de président, en Autriche, sont essentiellement représentatives.

Österreich Präsidentschaftswahlen Norbert Hofer FPÖ Wahlplakat

Norbert Hofer a failli l'emporter avec son discours nationaliste

Norbert Hofer avait mobilisé l'attention

Certes, Alexander Van der Bellen a gagné, mais tous les regards étaient tournés, en Europe, vers son rival. Norbert Hofer, qui était arrivé en tête du premier tour sous la bannière du FPÖ, a reconnu sa défaite. Selon la politologue autrichienne Sylvia Kritzinger de l'Université de Vienne, les thèmes de la campagne électorale expliquent toutefois le succès relatif de l'extrême-droite, une première historique pour son parti.

« Je pense qu'on a évoqué beaucoup de sujets qui ne relèvent pas des compétences du président autrichien. L'un des points principaux était la problématique des réfugiés, qui a parlé aux électeurs lambda. Norbert Hofer a répété durant toute la campagne la pression qu'il comptait mettre sur le gouvernement pour imposer ses vues. […] Mais c'est surtout une élection très personnalisée, contrairement aux législatives où l'on vote davantage pour des partis. »

Österreich vor der Präsidentschaftswahl Demonstranten auf der Straße

La mobilisation contre l'extrême-droite a fonctionné

La montée du FPÖ a effrayé

Norbert Hofer compte capitaliser sur son bon score et donne déjà rendez-vous aux prochaines élections. Depuis la mort en 2008 de Jörg Haider, le FPÖ n'avait jamais obtenu un tel résultat. Norbert Hofer a en effet réussi à donner une image plus policée à l'extrême-droite. En s'adressant ouvertement aux couches populaires, fragilisées par la crise économique, et en modérant ses diatribes xénophobes. Malgré l'adoucissement du discours, la montée du FPÖ avait provoqué l'inquiétude en Europe, notamment celle du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui avait exprimé sa crainte de voir la « droite dure, l'extrême-droite » occuper un poste de chef d'Etat au sein de l'UE. En revanche, en France, le Front National espérait une victoire de Norbert Hofer.

Screenshot Reportage DWiAustria08E

Les immigrés ont été au coeur de la campagne électorale

Alexander Van der Bellen, président consensuel?

Mais le nouveau président élu pour six ans, Alexander Van der Bellen, a finalement profité d'une large mobilisation pour faire barrage à l'extrême-droite. Ancien chef du parti écologiste, Van der Bellen frappe par son style plus réservé que celui de son rival populiste. Son discours, moins hostile aux réfugiés a su rallier, même si Van der Bellen a assuré durant la campagne qu'il n'y avait plus de place en Autriche pour les migrants économiques et qu'il prônerait une « tolérance zéro » en matière de sécurité. Professeur d'économie de formation, ses vues n'effraient pas le camp conservateur, et il a convaincu avec un programme libéral modéré, et réformiste.

Le président allemand, Joachim Gauck, l'a félicité pour sa position d'"Européen convaincu".

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