Oser dire non... | Vu d′Allemagne | DW | 01.08.2012
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Vu d'Allemagne

Oser dire non...

Les journaux allemands d'aujourd'hui reviennent sur la Russie où la justice tente de baillonner les opposants au pouvoir, mais aussi sur la Syrie et le risque que représente ce conflit pour l'ensemble du Proche-Orient.

La Jordanie est le premier voisin menacé par le conflit syrien

La Jordanie est le premier voisin menacé par le conflit syrien

Die Welt constate qu'un changement de régime à Damas serait une catastrophe pour Téhéran qui serait ainsi isolé des organisations terroristes Hezbollah et Hamas dont les QG militaires sont installés dans la capitale syrienne. Les hésitations de l'OTAN, de la Ligue Arabe et des Émirats du Golfe à s'engager plus avant dans ce conflit entraînent un risque réel de voir une rébellion politique se tranformer en un affrontement religieux entre sunnites et chiites qui embraserait tout le Proche-Orient.

Moskau Pussy Riot vor Gericht

Les punks de Pussy Riot sont-elles vraiment si dangereuses pour le Kremlin ?

L'internationalisation du conflit est désormais inévitable, ajoute la Süddeutsche Zeitung. Les monarchies du Golfe, qui alimentent en armes les rebelles syriens, et l'Iran pourraient raviver leur affrontement historique pour la domination de la région. Le dossier kurde pourrait redevenir brûlant et menacer le statu quo en Turquie. Les sunnites du Liban, rejetés du pouvoir depuis la montée en puissance du Hezbollah, pourraient être tentés de vouloir reprendre la main. Même le fragile équilibre ethnique du petit royaume jordanien est menacé. Si Amman a fait preuve jusqu'ici de neutralité dans ce conflit, c'est un luxe que le voisin de la Syrie ne peut plus se permettre.

Le quotidien de Munich revient également sur les procès lancés par le pouvoir russe contre des opposants, dont les membres du groupe punk Pussy Riot et le populaire opposant bloggeur Alexeï Nawalny.

Alexei Navalny

Alexei Navalny, militant anticorruption, est lui aussi dans la ligne de mire de Poutine

Cette fois-ci, le pouvoir russe n'utilise pas le pétrole ou le gaz pour faire taire un opposant, comme pour le magnat russe du pétrole Mikhaïl Chodorkowski, relève die tageszeitung. Mais on reprend la même salle, trop petite pour accueillir tous les journalistes qui souhaitent suivre les audiences. Le chef du Kremlin semble bien décidé à se débarrasser de son opposition. La meilleure preuve en est que les enquêteurs russes avaient clôt une première fois le dossier Nawalny par manque de preuves. Mais il a été réouvert sur l'initiative d'un intime de Vladimir Poutine.

Le Kremlin profite des vacances d'été pour faire le procès de trois musiciennes punks, accusées d'avoir bafoué les sentiments religieux du pays, raconte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il fait également celui du militant anticorruption Alexei Nawalny. Actuellement, plus d'une quinzaine d'activistes et opposants politiques sont en prison. Ceux qui le peuvent quittent le pays et demandent l'asile politique à l'étranger. Ce procès sonne la charge générale de la justine poutinienne contre ses opposants, conclut le quotidien de Francfort.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Aude Gensbittel

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