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International

Opel sème la zizanie en Europe

Berlin est critiqué par ses partenaires européens pour sa gestion égoïste du dossier. La Commission a annoncé qu'elle allait vérifier la légalité de l'aide publique promise par l'Allemagne à Opel

Des salariés de l'usine Opel d'Anvers manifestaient mercredi car ils redoutent que leur site soit fermé

Des salariés de l'usine Opel d'Anvers manifestaient mercredi car ils redoutent que leur site soit fermé

C'est un exemple typique des limites de la solidarité européenne : dès que d'importants intérêts économiques sont en jeu, les réflexes nationalistes voire protectionnistes refont leur apparition. Pour résumer la situation assez rapidement : Berlin a soutenu à bout de bras l'opération de sauvetage d'Opel. General Motors, l'ancien propriétaire, a accepté de céder 55% des parts de l'entreprise automobile à l'équipementier Magna et à son partenaire russe Sberbank.

Jusque-là rien d'incroyable : juste avant le scrutin législatif de dimanche, la chancelière Angela Markel a tenu à montrer qu'elle s'engageait pour sauver les emplois allemands. Mais c'est peut-être parce qu'elle les a trop défendu que l'Allemagne affronte maintenant la mauvaise humeur de ses partenaires européens. La Grande-Bretagne et la Belgique notamment redoutent que Magna ne privilégie les emplois en Allemagne du fait des promesses d'aides publiques de Berlin.

Usines fermées

Une enveloppe de quatre milliards et demis d'euros a en effet été garantie à Magna, le repreneur d'Opel. Une aide qui n'a sans doute pas été accordée sans contrepartie et c'est ce point qui irrite la Belgique et l'Angleterre qui craignent que certaines usines soient fermées sur leur territoire et pas en Allemagne. Face à ces critiques, Berlin a nié toute forme d'arrangement. Notamment par la voix de Peter Hintze, le secrétaire d'état à l'économie : "En faisant là le premier pas, nous rendons de la sorte un vrai service à l'Europe. Je veux vraiment rappeler que sans l'action conduite par le gouvernement allemand dans ce dossier, il n'y aurait eu sans aucun doute plus d'entreprise Opel à sauver."

Fin de la récréation

Au milieu de cette belle zizanie européenne, la Commission a décidé de sonner la fin de la récréation. La Commissaire à la concurrence Nelly Kroes a rappelé que par principe elle était contre ce genre d'aide publique accordée à des entreprises. Madame Nelly Kroes a déjà contraint le gouvernement français, en février dernier, à renoncer à une aide de six milliards d'euros qui avait été accordée à Renault. L'aide de Berlin à Opel sera examinée le 7 octobre par la Commission et c'est loin d'être encore gagné pour le gouvernement allemand.

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