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Afrique

Onde de choc après la mort de Chokri Belaïd

Chokri Belaïd, l’un des responsables de l'opposition laïque tunisienne, a été tué devant son domicile. Ce meurtre survient dans un contexte d'instabilité croissante alors que la Tunisie se prépare à des élections.

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Manifestation après le meurtre de Chokri Belaïd

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis devant le ministère de l'Intérieur à Tunis pour dénoncer le meurtre mercredi matin de l'opposant Chokri Belaïd, le chef du parti des Patriotes démocrates. Son mouvement faisait parti du Front populaire, la coalition de gauche, principale adversaire politique du gouvernement.

Marzouki rentre d'urgence à Tunis

Moncef Marzouki a dénoncé « un assassinat odieux »

Moncef Marzouki a dénoncé « un assassinat odieux »

La classe politique tunisienne condamne également ce meurtre. Le président tunisien Moncef Marzouki a même annulé sa participation au sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui a démarré au Caire ce mercredi pour rentrer d'urgence à Tunis. Alors que le Premier ministre dénonce ce qu'il qualifie d'acte de terrorisme, les proches de Chokri Belaïd, eux, accusent les islamistes au pouvoir du parti Ennahda d'être responsables du meurtre. Mais tout le monde ne partage pas cet avis, comme le montre la réaction d'Omar Mestiri, directeur de radio Kalima à Tunis et militant des droits de l'homme.

« Il n'y a aucun élément qui permette de soutenir une telle thèse. Si ça se vérifie, ce serait un choix irresponsable et je ne pense pas que Ennahda puisse tirer des bénéfices politiques d'un tel acte, surtout quand on est appelé à faire des élections dans les mois qui viennent. On est dans une logique de négociations d'un gouvernement de coalition. »

Attaques sur le parti Ennahda

De nombreux manifestants ont accompagné le corps de l'opposant à travers la capitale

De nombreux manifestants ont accompagné le corps de l'opposant à travers la capitale

Impliqué ou pas, le parti Ennahda est tout de même déjà victime d'attaques. Ses locaux ont été saccagés et incendiés dans plusieurs villes du pays par des manifestants qui exprimaient ainsi leur colère. Des actes qui pourraient être des signes avant-coureurs des conséquences du meurtre de Chokri Belaïd. Omar Mestiri juge la situation inquiétante :

« Il y a un risque de basculement et j'espère que la conscience nationale des Tunisiens saura garder le cœur de cette transition démocratique qui a été un modèle. Les auteurs d'un tel acte, ce sont ceux qui souhaitent l'arrêt du processus de transition démocratique. »

Toutefois, selon le directeur de radio Kalima, jusqu'à présent la majorité des Tunisiens dénoncent la violence.

De son côté, l'opposition laïque tunisienne a lancé un appel à une grève générale pour les funérailles de Chokri Belaïd. Elle a par ailleurs suspendu sa participation à l'Assemblée constituante.

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