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Afrique

"On va continuer à utiliser WhatsApp"

Après l'arrestation de membres d'un groupe de discussion WhatsApp, les médias qui utilisent les réseaux sociaux et les messageries privées pour informer les populations de la situation au Burundi s'inquiètent.

Écouter l'audio 02:00

"Rien ne peut justifier que de telles atteintes soient portées à des personnes qui souhaitent simplement pouvoir diffuser des informations" (FIDH)

Huit personnes d'un groupe de discussion WhatsApp

ont été arrêtées samedi dernier

pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", alors qu'elles se trouvaient dans un bar de Bujumbura. Elles sont accusées d'avoir diffusé sur internet des propos diffamatoires et injurieux à l'encontre de certaines personnalités politiques du pays. Pour les médias qui tentent d'informer sur ce qui se passe au Burundi, l'utilisation des réseaux sociaux et des messageries privées sur téléphone sont un moyen de toucher leur public.

Burundi Radiostation Radio Isanganiro

Les radios ne peuvent pas informer de façon indépendante

"On va continuer à utiliser WhatsApp, on n'a pas le choix", nous dit Alexandre Niyungeko, de la radio Inzamba. Il a créé à l'étranger une radio en ligne pour informer les populations burundaises privées d'accès aux médias indépendants dans leur pays. La messagerie WhatsApp, à télécharger sur un smartphone, est

un des uniques moyens de faire circuler l'information

. Alexandre Niyungeko est particulièrement inquiet après ces arrestations.

"Nous sommes préoccupés par cette chasse de tout ce qui touche les réseaux sociaux par le pouvoir de Bujumbura. Il est vrai que ce n'est pas la première fois puisque ceux avec qui nous sommes en contact nous disent qu'ils écoutent plutôt les informations en utilisant des casques pour éviter que l'entourage puisse entendre qu'ils sont en train d'écouter nos informations."

LA FIDH dénonce de nouveaux abus

Pour la FIDH, réunie en ce moment en congrès en Afrique du sud, ces nouvelles arrestations dans un bar montre que le gouvernement burundais n'a plus de limites. Après les arrestations ou les disparitions forcées de journalistes, de manifestants et de membres de la société civile, cet épisode est un nouvel exemple de répression des principes de liberté et des droits humains. C'est ce que dénonce Tchérina Jerolon, la responsable adjointe du bureau Afrique de la Fédération internationale des droits de l'homme.

"C'est une atteinte à la liberté d'expression, justifiée par les autorités sous prétexte de sécurité, mais rien ne peut justifier que de telles atteintes soient portées à des personnes qui souhaitent simplement pouvoir diffuser des informations sur des questions de sécurité."

Le ministre de l'Information burundais n'était pas joignable pour répondre à nos questions. Jeudi 25 août, l'organisation SOS Médias Burundi a rapporté la libération d'un journaliste radio qui était accusé d'"atteinte à la sûreté de l'Etat". Gisa Steve Irakoze était détenu par le SNR, le renseignement burundais. En revanche, on est toujours sans nouvelles d'un autre journaliste, Jean Bigirimana.

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