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International

Offensive de l'armée syrienne à Jisr al-Choughour

Le régime du président Bachar al Assad continue de réprimer brutalement le mouvement de constestation démocratique. Les militaires sont passés à l’offensive contre des "groupes armés étrangers" à Jisr al Choughour

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Jisr al-Choughour désertée

Selon la télévision d'Etat syrienne, cette opération militaire serait la réponse à la demande de la population " angoissée par la présence de bandes armées " dans leur ville, ce que réfutent catégoriquement de nombreux témoins. Témoins qui ont par ailleurs rapporté que l'armée bombardait plusieurs villages des alentours de Jisr al Choughour. Ils ont aussi accusé le militaires de pratiquer la stratégie de la "terre brûlée", mettant le feu aux récoltes.

Ces derniers jours déjà, l’armée avec artillerie et blindés, s’était déployée autour de la petite ville de Jisr al-Choughour et plusieurs milliers de Syriens et leurs familles ont fui la province septentrionale d’ Idlib pour se réfugier en Turquie voisine.

Krise und Gewalt in Syrien

Des réfugiés syriens dans un camp du Croissant Rouge Turc

Des témoins rapportent que Jisr al-Choughour s’est quasiment vidée de la plupart de ses 50.000 habitants et ressemble à une ville fantôme. Par peur que le régime ne veuille démontrer son autorité de manière exemplaire contre leur ville, des milliers d’entre eux se sont régugiés de l’autre côté de la frontière, en Turquie.

En début de semaine, les autorités avaient affirmé que des "groupes armés étrangers » avaient tués 120 policiers à Jisr al-Choughour. Une affirmation démentie par les militants des droits de l'Homme et différents témoins.

Plusieurs témoins affirment eux que les policiers auraient été fusillés après une mutinerie au QG de la Sécurité, parce qu’ils auraient refusé de tirer sur des manifestants. Des informations difficiles à confirmer la liberté de la presse étant inexistante en Syrie.

Syrien Flüchtlinge Türkei Saleh Aufstand Flüchtlingslager

Camp de réfugiés syriens adans le village turc de Yayladagi, Hatay

Quoiqu’il en soit, l’évolution de la situation inquiète les pays voisins le Liban ou la Turquie dont le Premier ministre , Recep Tayyip Erdogan, pourtant souvent présenté comme "un ami" du président syrien Bachar al-Assad, a ouvertement accusé le régime de commettre des "atrocités".

Ecoutons l’ex- ministre jordanien des Affaires étrangères Marwan Muascher à propos des chances du régime de se maintenir grâce à une répression brutale :

"Ce sera long et sanglant. Je ne crois pas que le régime sera renversé demain déjà, mais nous avons atteint un point de non - retour."

Les autorités turques se prépare déjà à un afflux massif de réfugiés syriens, elles estiment qu’un million d’entre eux pourraient chercher refuge sur le sol turc.

L’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et le Portugal ont présenté au Conseil de Sécurité de l’ONU un projet de résolution condamnant le régime syrien. Les représentants des 15 pays membres en discutent actuellement et le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé a déclaré:

EU Außenministertreffen in Luxemburg Alain Juppe

Alain Juppé

"La situation est maintenant très claire. Le processus de réformes en Syrie est mort et je pense que Baschar al-Assad a perdu toute légitimité à gouverner le pays."

Depuis le début du soulèvement le 15 mars dernier, la répression du régime syrien a fait au moins 1.100 morts, entraîné l'arrestation de plus de 10.000 personnes et la fuite de milliers d'autres hors du pays vers le Liban et la Turquie notamment.

Dans la province méridionale de Deraa, au moins deux manifestants ont été tués ce vendredi par des militaires dans la localité de Bosra al-Harir, selon un responsable de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Sur la page Facebook de "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie avaient appelé à une nouvelle journée de manifestations pour ce vendredi après la prière musulmane hebdomadaire, présentant la journée comme le "Vendredi des tribus". Les protestataires exhortent les tribus à se mobiliser contre le régime du parti unique Baas et le président Assad.

Par ailleurs, dans la province méridionale de Deraa, au moins deux manifestants ont été tués vendredi par des militaires dans la localité de Bosra al-Harir, selon un responsable de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

La communauté internationale ne peut guère faire plus que protester et prendre des sanctions. Une intervention militaire, tous les experts sont quasi unanimes, n’aurait aune chance de succès alors que le fantôme d’une guerre civile plane sur le pays.

Auteur: Felix de Cuveland/ Ph. Pognan
Edition : Jean-Michel Bos

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