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Vu d'Allemagne

Obama, Poutine et la guerre en Syrie

Washington affirme qu'il serait "irresponsable" de ne pas tenter la carte du dialogue avec Moscou, et revendique avec ce dernier une approche pragmatique du dossier syrien.

Putin und Obama

Poutine et Obama

Une rencontre très attendue : celle, à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, entre le président américain Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine afin de discuter de la dramatique situation en Syrie et du rôle que pourrait jouer le président syrien pour une sortie de crise.

Syrien Präsident Bashar al-Assad

Le président syrien Bachar al Assad doit -il faire partie de la solution à la crise syrienne?

Certains journaux critiquent l'idée de plusieurs hauts responsables politiques d'inclure le président Bachar al Assad dans les tentatives internationales pour trouver une issue à la crise et à la guerre en Syrie. Le quotidien Die Welt relève que „ la chancelière allemande défend à son tour cette idée sans toutefois expliquer ce qui doit être exactement discuté avec le protégé de Moscou et Téhéran et dans quelle intention stratégique… Selon le quotidien, l'annonce d'Angela Merkel d'accepter Bachar al Assad comme un partenaire de dialogue, n'est en fait qu'un signe d'embarras et d'impuissance."

Merkel vor der UN-Vollversammlung

La chancelière Angela Merkel à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations unies à New York

D'autres journaux sont plus optimistes, tel que le Märkische Oderzeitung: "Il serait certes exagéré de voir en cette rencontre entre Barack Obama et Vladimir Poutine un tournant dans la crise syrienne. Mais elle suscite un timide espoir. Car cette rencontre, comme tous les autres contacts actuels, se déroule à un moment où Américains, Russes, Européens, Iraniens et Arabes ressentent un besoin urgent d'agir. Et cela pour deux raisons essentielles selon le journal de Potsdam. La première est que, maintenant confrontée à l'immigration massive de réfugiés, l'Europe ressent les conséquences directes de la guerre. La deuxième est que des chars russes sur le sol syrien et une coopération russo-iranienne sur le sol irakien (pour arrêter l'avancée de l'Etat Islamique) inquiètent à la fois Américains et Arabes."

Autre sujet : la gestion de la crise des réfugiés en Allemagne

Les dernières déclarations dimanche du Président allemand Joachim Gauck qui a entre autres déclaré que "les capacités d'accueil de l'Allemagne sont limitées" trouvent un écho dans les journaux allemands ce lundi.

Mainz Dom Festakt 40. Interkulturelle Woche Gauck Rede

Le président allemand Joachim Gauck: "Nous avons un grand coeur mais nos capacités d'accueil sont limitées".

"Souhaiter la bienvenue aux réfugiés, c'est bien, mais vivre à longue échéance en harmonie avec eux, c'est mieux ; mieux, mais plus difficile que certains ne le pensent !" C'est ce qu'a voulu dire Joachim Gauck, estime la Süddeutsche Zeitung. "Braves gens, soyez prêts à faire l'expérience de conflits, sur le plan social et politique, et à devoir défendre les valeurs démocratiques, c'est là le message du président", résume le journal de Munich qui estime que "le chef de l'Etat devrait tout autant mettre l'accent sur les chances que représente cette immigration."

Deutschland Flüchtlinge in Berlin

A Berlin des réfugiés attendent leur tour pour faire enregistrer leur demande d'asile

"Gauck ne veut certes pas que l'Allemagne ferme son coeur à la misère du monde", relève la Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Mais il souligne toutefois que les possibilités d'accueil des réfugiés sont limitées. Non seulement pour des raisons matérielles, mais aussi parce que les nouveaux arrivants ne sont pas tous des gens pacifiques, travailleurs et désireux de s'intégrer… 80% des migrants sont de jeunes hommes, pour la plupart des musulmans sunnites. Qui feront-ils venir, eux, et quelle carrière embrasseront-ils se demande la FAZ.- celle d'ingénieur ou d'islamiste? Gauck plaide pour une intégration aussi rapide que possible qui éviterait les nombreuses fautes commises par l'Allemagne dans le passé dans ce domaine. Mais pourquoi l'intégration de millions de nouveaux arrivants devrait cette fois être plus rapide et plus efficace que jamais auparavant ? se demande l'éditorialiste.

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