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Vu d'Allemagne

Numéro d’équilibriste pour le pape

Deux sujets attirent particulièrement l'attention des journaux allemands de ce mardi : le discours du pape sur la shoah et de la libération de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi.

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Benoît XVI avec le rabbin Israël Meir Lau, président du Conseil du Yad Vashem et le président du parlement israélien Reuven Rivlin

Benjamin Netanjahu mit Papst Benedikt und Schimon Peres in Israel

Le pape entouré du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président Shimon Peres

« Mission délicate pour le pape » titre die Welt. Après la controverse engendrée par la levée de l'excommunication de l'évêque négationniste, Richard Williamson, la visite du pape en Israël relève d'un véritable numéro d'équilibriste. D'autant plus avec les origines qui sont celles de Benoît XVI. Lors de son intervention au mémorial de Yad Vashem, le Saint Père s'est donc surtout efforcé de ne pas déraper. Il ne faut pas s'attendre à des déclarations renversantes au cours de ce voyage. Comme l'a dit une fois le grand philosophe juif Woody Allen : 90% du succès réside simplement dans le fait d'être présent.


Benoît XVI n'a pas dérapé, observe en effet la Frankfurter Rundschau, mais ce n'est pas une raison pour le féliciter. Car le prix de cette retenue est un message superficiel. Condamner la shoah ne relève pas de la performance intellectuelle, mais de l'évidence morale. Il est facile de dénoncer le « visage hideux » de l'antisémitisme lorsqu'on se garde de rappeler qu'on a ramené un négationniste au sein de l'Eglise catholique. Le pape est déconnecté de notre monde, lorsqu'il parle de la paix comme d'un cadeau en Terre Sainte, là où tous les enfants savent que la paix n'est offerte à personne, mais doit au contraire être négociée et obtenue à la sueur de son front, avec toujours la menace d'un échec.


Roxana Saberi freigelassen im Iran

Roxana Saberi, accusée d'espionnage a été libérée près avoir vu sa peine réduite en appel à deux ans de prison avec sursis

Autre sujet du jour : la libération de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi. On peut respirer un grand coup, estime la Tageszeitung : une personne de plus a réussi à échapper aux griffes de la justice iranienne. Mais cela ne peut pas dissimuler le fait que l'arbitraire continue de régner dans le pays. Roxana Saberi a bénéficié d'un appui international fort. Un appui que d'autres femmes et hommes n'ont pas. Des femmes et des hommes torturés et souvent exécutés. Voilà une chose qu'il ne faut pas oublier, malgré toute la joie suscitée par la libération de la journaliste.


La Süddeutsche Zeitung parle pour sa part d'une libération politique et pragmatique. Outre l'occasion d'apporter une réponse positive aux tentatives de rapprochement de Barack Obama, le quotidien y voit également un intérêt pour Mahmoud Ahmadinejad. En effet, le président est candidat pour un second mandat. Dans ce contexte, une sentence internationale ne serait pas la bienvenue.

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