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Afrique

Ntaganda devant la CPI à La Haye

En RDC, on l’appelait le "Terminator". Bosco Ntaganda, comparait ce lundi devant la CPI. Il s'agit de l'audience de confirmation des charges du chef rebelle, soupçonné de crimes contre l'humanité.

Des crimes qu'il aurait commis dans l'est de la RDC en 2002 et 2003.
Selon l’organisation de Défense des Droits de l’Homme Human Rights Watch, Ntaganda qui a été actif dans différents groupes rebelles a cours de sa carrière, serait aussi le véritable initiateur du mouvement du M23. Ida Sawyer , experte de la RDC à HRW :

"Au début du M 23 il était clair que Bosco Ntaganda jouait un rôle clef dans ce mouvement; il était leur chef. Mais ils ont nommé Sultani Makenga comme chef officiel. Cela est probablement dû au mandat d’arrêt de la CPI contre Ntagandas : le M23 ne voulait pas de lui en tant que symbole public du mouvement."

Kongo Miliz M23 Soldaten

Miliciens du M23

Depuis 2006 déjà, Bosco Ntaganda était recherché par la CPI. De manière inattendue,il s'est livré le 18 mars 2013 à l’ambassade américaine au Rwanda d’où il a été alors transféré à La Haye aux Pays Bas .C’était la fin d’une longue carrière au Congo, où il avait appartenu à de nombreux groupes rebelles jusqu’au groupe du M23 qui avait conquis en 2012 des parties de la province du Nord Kivu. Apparemment, Bosco né en 1973 au Rwanda ne se sentait plus en sécurité dans le pays de son enfance. Ecoutons Martin Doevenspeck, expert de la RDC:

"Bosco Ntaganda est né au Rwanda et a grandi dans le district congolais de Masisi comme d’autres Tutsi de sa génération. Il fait partie de la génération, qui a participé à toutes les guerres, il était déjà dans le mouvement de libération rwandais et a combattu dans l’Est du Congo."

Le bâtiment de la cour pénale internationale

Le bâtiment de la cour pénale internationale

Depuis longtemps des défenseurs congolais des Droits de l’Homme avaient exigé que Ntaganda soit livré à la CPI. Ainsi Mustafa Mwiti, un représentant de la société civile dans l’est de la RDC:

"Il a fait beaucoup de mal au Congo et infligé de grandes souffrances à beaucoup de gens. Il a tué, pillé et ordonné des viols. Nous croyons qu’il n’échappera pas à une condamnation si des témoins viennent à la barre, raconter ce qu’il a fait."

Cela pourrait être un problème car beaucoup de témoins convoqués ne se présentent pas, c’est un problème chronique de la CPI. Ainsi par exemple un autre criminel de guerre présumé, le Congolais, Mathieu Ngudjolo Chui, avait été libéré en 2012 faute de preuves.

 

 

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