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Afrique

Nouvelles violences en RCA

En République Centrafricaine, au moins six personnes ont été tuées dans de nouvelles violences à Batangafo, au nord-ouest du pays. Selon des sources humanitaires, plus de 28.000 personnes n'auraient plus accès à l'aide.

Ces violences interviennent une semaine après un rapport d'Amnesty International déplorant les actions des groupes armés non conventionnels qui commettent des exactions malgré la présence des troupes de la MINUSCA.

La recrudescence de la violence, caracterisée par l'utilisation de lance-roquettes et d'autres armes automatiques ciblant des bases humanitaires a causé le retrait de plusieurs ONG présentes sur place.

Face à ces attaques meurtrières pour les travailleurs humanitaires et les civils cherchant à se réfugier, l'assistance humanitaire est interrompue à Batangafo. L'attaque survenue il y a près d'une semaine est l'oeuvre d'individus non identifiés. Mais le caractère des violences qui endeuillent le pays continue de diviser l'opinion. Certains parlent de conflit interreligieux. Mais Cardinal Dieudonné Nzapalainga, le président de la conférence des éveques centrafricains, rejette cette thèse.

Dieudonné Nzapalainga (DW/C. Strack)

Dieudonné Nzapalainga a été interviewé par Christoph Strack à l'occasion de la conférence de la paix à Münster

 "J'ai toujours dit que cette crise n'est pas une crise confessionelle, c'est à dire une crise entre musulmans et chrétiens, affirme-t-il. Il s'agit d'une crise militaro-politique, parce que nous voyons des militaires, des hommes avec des armes qui arrivent et qui prennent le pouvoir. Nous voyons des politiciens qui font des déclarations à propos de cette crise. Nous avons toujours dénoncé la manipulation de la Religion à des fins politiques et nous pensons que plus que jamais chacun doit jouer son le, c'est à dire inviter les uns les autres à la paix pour reconstruire le pays. Quand il y a eu les événements, se souvient-il, moi-même j'ai accueilli chez moi l'imam qui est resté 6 mois. Si c'était une guerre confessionnelle je n'aurais pas pu l'accepter." 

En juillet dernier, l'Union Africaine avait proposé une feuille de route pour rétablir la paix et la réconciliation, mais le pays peine à sortir de la crise. Mais le prélat a lui aussi une solution.

UNO Stephen O'Brien (picture-alliance/dpa/BELGA/T. Roge)

"Si nous attendons les preuves, il sera trop tard" Stephen O'Brien

"Pour sortir de la crise, tous ceux qui ont pris des armes doivent accepter de les déposer pour s'asseoir et commencer à parler entre eux, explique-t-il. Maintenant, avec cette feuille de route et aussi avec ce que peut l'Union Africaine nous pensons que tous les belligérants doivent maintenant déposer les armes pour enterrer la hache de guerre."

Se basant sur des témoignages, Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, a mis en garde le mois dernier, contre des "signes avant-coureurs de génocide" en Centrafrique.

 

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