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Vu d'Allemagne

Nouvelle donne

Les journaux proposent aujourd'hui encore toute une série d'analyses sur les élections législatives allemandes qui se sont déroulées dimanche et sur leurs conséquences.

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Il n'y a aucune raison de se réjouir, estime la Tageszeitung. La coalition entre chrétiens démocrate et libéraux – sait pourquoi elle a été élue et elle ne manquera pas de répondre aux attentes. Ce qui veut dire que les intérêts des grandes entreprises seront davantage pris en considération dans les domaines de la politique environnementale ou extérieure. Les responsables et les profiteurs de la crise resteront épargnés et ce sont les « petites gens » qui vont payer l'addition. Les prestations sociales vont diminuer. Et le quotidien de mettre en garde : ceux qui pensent que SPD ou FDP, peu importe qui co-gouverne, ça ne change rien, ceux-ci vont être très surpris.

Die Welt s'intéresse pour sa part aux grands perdants de ces élections : les sociaux-démocrates. Maintenant les espoirs doivent se porter sur Frank-Walter Steinmeier. Le candidat malheureux devrait prendre la présidence du parti ainsi que celle du groupe parlementaire. Il aura donc le devoir de ramener le SPD au-dessus des 30% en 2013. Ce qui nécessite une grande habileté politique. Le parti doit refaire volte-face. Il ne doit plus tenter à tout prix de se démarquer du parti d'extrême gauche Die Linke et se dépêcher avant que ce dernier ne conquière aussi l'ouest du pays. S'il veut récupérer les électeurs de Die Linke - « La gauche » - il devra parler le même langage qu'elle.

La gauche radicale justement : la Süddeutsche Zeitung s'attend à ce qu'elle fasse tout pour entraîner le SPD dans une compétition acharnée. Mais il faudra aussi qu'elle se demande avec quels partenaires elle prévoit de remplacer un jour le gouvernement de coaltion conservatrice. Une discussion qui ne peut plus être repoussée désormais. Les marxistes traditionnels, les défenseurs sociaux-romantiques d'une allocation minimum sans conditions, les syndicalistes purs et durs et les sociaux-démocrates camouflés vont lutter pour mettre en place un programme qui sera soit celui d'un parti en attente du pouvoir, soit le manifeste d'un éternel parti d'opposition.

Coup d'œil enfin sur la CSU, la petite sœur bavaroise du parti d'Angela Merkel qui est face à un danger manifeste, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle a encore perdu des voix au profit du FDP. L'explication est simple : le triple électorat traditionnel du parti – c'est-à-dire chrétien, conservateur et libéral – est en pleine scission : les libéraux qui n'ont pas d'inclination chrétienne s'en vont au FDP.

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