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Vu d'Allemagne

Nouvelle donne pour Assad?

A New York, Barack Obama et Vladimir Poutine ont mesuré leurs divergences concernant le sort à réserver au président syrien Bachar al-Assad, mais le dialogue est engagé.

La rencontre à New York en marge de l'Assemblée des Nations unies entre le président américain Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine est porteuse d'espoirs. L'objectif étant de metre fin à un conflit qui a déjà fait plus de 240.000 morts.

"Si jamais quelqu'un avait encore douté que la force militaire paie même au 21 ème siècle, alors Vladimir Poutine le lui aura prouvé, estime la Süddeutsche Zeitung. Depuis que Barack Obama est devenu président, une véritable rencontre, un véritable échange entre les deux n'avait jamais eu lieu, seulement de brèves entrevues. Maintenant à peine trois semaines se sont écoulées entre l'avertissement de Washington à Moscou que la Russie ne devrait pas s'immiscer en Syrie et l'offre du Kremlin de parler de coopération. Sans le renforcement de la base aérienne russe à Lattaquié en Syrie et des démonstrations de sa force militaire, Poutine se serait retrouvé de nouveau seul au buffet à New York.

Obama Putin: Das Treffen am Rande der UN-Vollversammlung

Poignée de mains avant la rencontre Poutine -Obama en marge de l'Assemblée générale des Nations unies

Mais cette fois, il eu un long entretien avec Obama. Peut-être Obama avait- il commis sa plus grave faute lors de la crise ukrainienne en qualifiant la Russie de puissance régionale. Cet affront public a été pour Poutine pire que tout élargissement de l'OTAN, estime le journal de Munich qui conclut : en retour, Obama en fait les frais sur le dossier syrien ..."

"Les parrains du régime syrien veulent définir la guerre au Levant comme un conflit global avec la terreur islamiste et ainsi réhabiliter le dictateur Assad en le présentant comme un partenaire incontournable, commente la FAZ ,la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais en Syrie, plusieurs guerres sont menées de front dans lesquelles sont impliquées, -directement ou indirectement-, de nombreuses milices et puissances étrangères; cela rend toute solution politico-diplomatique bien difficile, souligne le quotidien de Francfort qui rappelle: C'est Assad qui a écrasé les manifestations pacifiques, qui en a fait une guerre contre son propre peuple, utilisant des armes chimiques et des missiles ballistiques, créant ainsi lui-même le chaos propice à "l'épanouissement" des jihadistes...

Syrien Präsident Bashar al-Assad

Le président Bachar al Assad jouit toujours du soutien du Kremlin

Les efforts diplomatiques déployés à New York sont à saluer, mais si leur seul but est de maintenir Assad au pouvoir, alors même les rebelles modérés refuseront de participer à un nouveau départ pour le pays. De même, la lutte contre le terrorisme islamiste ne sera pas couronnée de succès à longue échéance, parce que le réservoir du recrutement jihadiste ne tarira pas!", avertit la FAZ.

"Poutine veut sortir de son isolation politique internationale, estime le quotidien Freie Presse de Chemnitz et sa première apparition devant les Nations unies depuis des années est déjà pour lui un triomphe personnel- et la confirmation qu'il détient les meilleurs atoûts dans le dossier syrien. On peut trouver cela positif ou négatif. Mais des intérêts stratégiques n'ont jamais été mesurés à l'aune de la morale. Nouvelle donne donc, peut être décisive, dans la partie de poker sur l'avenir de Bachar al Assad ."

Syrien Satellitenbild zeigt russische Flugzeuge auf Luftwaffenstützpunkt bei Latakia

Une photo satellite américaine montre la présence d'au moins 16 avions de combat russes sur la base de Lattaquié en Syrie le 20 Septembre 2015.



"A New York, Vladimir Poutine et Barack Obama ont au moins signalisé qu'ils sont en principe disposés à collaborer sur le dossier syrien, relève le quotidien Neue Osnabrücker Zeitung. Obama semble par ailleurs avoir accepté que l'on ne peut mettre fin aux massacres par des seuls moyens militaires. Son problème est qu'il a besoin de Bachar al Assad. Car Obama sait parfaitement qu'après la chute du dictateur, les jihadistes de l'Etat Islamique auraient un jeu encore plus facile dans la région ! Vu la situation, Washington devra bientôt abandonner son exigence d'exclure Assad lors de la mise en place d'un nouvel ordre en Syrie. Et Poutine le sait. S'il est malin, alors il va construire un pont diplomatique permettant à Obama d'accepter un maintien d'Assad, sans pour autant perdre la face“ prédit le journal.

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