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Afrique

Nouvelle année, nouvelles violences

L'année 2016 a commencé depuis quatre jours et déjà le Burundi compte de nouveaux morts. Le jeune chanteur Pascal Trésor Nshimirimana a été retrouvé mort à Musaga, l'un des quartiers contestataire de Bujumbura.

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"La balle est dans le camp de l'Etat burundais" (Jean-Marie Vianney Gatogato)

Connu également sous le nom de Lisuba, l'artiste se servait de ses chansons pour faire passer ses positions hostiles au régime burundais. Sa famille craignait depuis quelques temps pour sa vie. La police affirme de son côté que c'était un criminel.

Cette semaine s'annonce de nouveau cruciale pour l'avenir du pays puisque c'est mercredi que doit reprendre - en principe - le dialogue entre le gouvernement burundais et l'opposition en vue de régler la crise politique. En principe car pour le moment les autorités ont refusé cette date. Le 16 janvier pourrait être une option.

Siège en péril ?

En attendant, le Burundi devait figurer à partir du 1er janvier 2016 sur la liste des pays membres du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies. Au vu de la situation actuelle dans le pays, le flou règne cependant sur la réalité de ce mandat. Jean Marie Vianney Gatogato, coordonnateur de l'Association des Juristes Catholiques du Burundi, est persuadé que le pays est déjà suspendu officiellement de cet organe de l'Onu : "Je crois que c'est vraiment regrettable mais en même temps (...) je trouve que c'est une mesure assez proportionnelle" au vu de la situation que traverse actuellement le Burundi. Le défenseur des droits de l'Homme estime que de nouvelles formes de violence sont apparues avec la crise politique. "L’Etat burundais doit reconsidérer sa manière de protéger, de réprimer les droits humains C'est un message de protestation contre ce qui se passe dans notre pays."

A noter que des représentants du Conseil de sécurité de l'Onu prévoient de se rendre au Burundi ce mois-ci pour tenter d'empêcher le pays de sombrer dans la guerre civile. Pour l'heure, ils n'ont cependant toujours pas reçu l'accord du gouvernement burundais. Si la visite obtient l'aval des autorités, elle pourrait se dérouler entre le 15 et le 22 janvier.

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