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Afrique

Nouveaux troubles à Conakry

Une marche de l'opposition guinéenne a tourné à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre. L'opposition protestait dans la capitale guinéenne contre la date du 30 juin retenue pour les législatives.

Security forces face off against opposition protestors from behind a burning street barricade, in Conakry, Guinea, Thursday, April 18, 2013. Security forces in Guinea arrested the opposition's spokesman and another leader Thursday after firing tear gas to disperse protesters who had planned a demonstration against the date set for upcoming legislative elections. The long-awaited vote has been a flashpoint for violent demonstrations over the last several months in this West African nation that long suffered under strongman rule. (AP Photo/Youssouf Bah)

Guinea Conakry Protest Demonstration Unruhen 18.04.2013

Selon un premier bilan officiel fourni en début d’après midi par les autorités guinéennes, la manifestation de ce jeudi qui a dégénéré n’aurait fait que deux blessés. Mais un autre bilan fait état d’au moins une vingtaine de blessés et d'arrestations.

Le collectif des partis de l'opposition guinéenne avait appelé à cette marche pour protester contre la convocation, par Alpha Condé, du corps électoral pour le 30 juin. L'opposition recommande l'annulation du décret fixant cette date, la remise en liberté de ses militants arrêtés et propose une médiation. En fait les tractations avaient déjà commencé dans le sens d'une médiation internationale et l'émissaire de l'ONU, l'Algérien Said Djinnit, était même arrivé lundi à Conakry. Un séjour de 48 heures durant lequel il a rencontré divers acteurs de la crise politique. Mais le décret du président Condé remet tout ceci en cause, c'est en tout cas ce qu'estime l'opposition qui reprend donc ses activités.

Crise de confiance

Le président guinéen Alpha Condé a fixé la date des élections législatives au 30 juin 2013

Le président guinéen Alpha Condé a fixé la date des élections législatives au 30 juin 2013

Pourtant une des revendications de l’opposition concernant le fichier électoral est en voie d'être satisfaite. La commission électorale a en effet initié une révision de ce fichier. Un blocage que Cissokho Ibrahima Sory, président de la coordination nationale des organisations de la société civile impute tant au pouvoir qu'à l'opposition :

« Et l’opposition, et la mouvance présidentielle sont constituées d’hommes politiques qui ont géré ce pays et qui ont fait l’expérience des élections dans ce pays. Ils connaissent donc les enjeux d’une élection. Moi je crois qu’il sera difficile que ces gens-là s’entendent. Le peuple est pris en otage. »

A peine démarrée, la manifestation de ce jeudi a enregistré des heurts. Plusieurs jeunes partisans de l'opposition auraient été interpellés.

Ci-dessous, le point à 17H TU

Écouter l'audio 02:17

« Le peuple est pris en otage » (Cissokho Ibrahima Sory, acteur de la société civile)

Audios et vidéos sur le sujet

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