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Afrique

Nouveaux troubles à Bujumbura

Plusieurs camps militaires ont été attaqués cette nuit et des tirs et des explosions se font entendre depuis l'aube dans la capitale burundaise, alors que le gouvernement est en pleine campagne de désarmement forcé.

Écouter l'audio 02:09

"Bujumbura est devenue une ville morte, aucune personne n'est autorisée à quitter son domicile"

Les camps militaires de Ngagara, dans le nord de Bujumbura, et l'ISCAM (Institut supérieur des Cadres militaires), dans le sud, ont été attaqués simultanément à l'aube. Après plusieurs heures de combat, les assaillants ont été repoussés, selon des sources militaires qui ont requis l'anonymat. Les combats auraient fait "plusieurs dizaines de morts", un chiffre non confirmé par les autorités burundaises.

Selon le conseiller en communication de la présidence, Willy Nyamitwe, ces attaques auraient visé à faire diversion et l'objectif principal des assaillants serait la libération de prisonniers de la prison de Mpimba.

Les affrontements se sont poursuivis dans le centre et divers quartiers de la capitale où des tirs et des explosions ont été entendus pendant une bonne partie de la matinée. Écoutez le point à 7 heures temps universel avec notre correspondant Fiacre Ndayiragije.

Selon Jean-Claude Karerwa, porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza, un Conseil des ministres extraordinaire a été convoqué dans la matinée. Il sera consacré aux mesures à prendre pour faire face à la situation en cours, a confié une source à la présidence. L'état d'urgence pourrait être décrété dans la capitale.

Le gouvernement "satisfait" du désarmement forcé

Ces nouveaux troubles surviennent alors que le gouvernement effectue un désarmement civil forcé depuis un mois, dans la capitale comme dans les provinces. Au lancement de la campagne, le ministère de la Sécurité publique avait promis à la population un travail professionnel dans le strict respect des droits de l’homme. Après quatre semaines, la police et le gouvernement se disent satisfaits. En revanche, l’opposition parle d’un processus nécessaire mais mal conduit. Écoutez à ce propos la correspondance d’Antéditeste Niragira.

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